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    Politique

    «Mouvement pour tous les démocrates«
    Une charte dans les prochains jours

    Par L'Economiste | Edition N°:2703 Le 30/01/2008 | Partager

    . En attendant, la Koutla dans l’expectativeFouad Ali Al Himma a son «mouvement» à défaut d’avoir son parti. Ce qui ne saurait tarder d’après les observateurs de la scène politique nationale et surtout ceux qui connaissent Al Himma (www.leconomiste.com). Ils disent que le bonhomme, qui a troqué son portefeuille de ministre délégué à l’Intérieur contre celui de député des Rhamna, ne saurait se contenter d’un mouvement aussi sérieux et novateur qu’il puisse être.Du côté de la classe politique, les avis divergent quant à l’utilité de la création d’un nouveau mouvement, d’un nouveau parti qui viendrait renforcer «la balkanisation du paysage politique marocain». «En a-t-on réellement besoin?», s’interroge Lahcen Daoudi, numéro 2 du Parti de la justice et du développement (PJD). Pour le leader islamiste, «il ne s’agit nullement d’une nouvelle naissance, mais de quelque chose de programmé (par le makhzen) quelques semaines avant le début de la campagne pour les législatives de septembre 2007». Allant plus loin, il estime que le lancement du «Mouvement pour tous les démocrates n’est ni plus ni moins qu’un moyen de détourner l’attention de l’opinion publique de son quotidien fait depuis quelques mois d’augmentations des prix tolérées par une administration non démocratique, non objective». Daoudi estime toutefois qu’il est encore «tôt pour juger des intentions des uns et des autres (les initiateurs du mouvement) et qu’il faut se garder quelque temps de les taxer ou détaxer de telle ou telle obédience». «Laissons-leur le temps de se mettre en place et nous les apprécierons alors à leur juste valeur», ajoute-t-il. Du côté des partis de la Koutla (USFP, Istiqlal et PPS), on est encore dans «l’expectative». Selon Ismaïl Alaoui, Secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, l’initiative de Fouad Ali Al Himma est encore «ambiguë» du moment que son «mouvement n’annonce pas clairement encore la couleur». «Nous allons attendre la publication de la charte de ce mouvement qui, nous a-t-on dit, interviendra dans les prochains jours, pour prendre position», souligne-t-il. Cependant, Ismaïl Alaoui ne cache pas ses craintes de voir «émerger un parti à l’image du FDIC de 1963 (Front pour la défense des institutions démocratiques), ou encore du Rassemblement national des indépendants (début des années 70) et de l’Union constitutionnelle dans les années 80».A l’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’attentisme reste de rigueur. Il est vrai que la formation politique a d’autres chats à fouetter pour l’instant, notamment la préparation du 8è Congrès national prévu du 30 mai au 1er juin prochains. Toutefois, Driss Lachgar, membre du bureau politique a estimé que la création de ce mouvement «n’est pas une bonne initiative». Il n’en dira pas plus, du moins «pas avant que le parti ne décide de la position à prendre».Dans l’ensemble, la gauche marocaine «n’est pas encore fixée sur la démarche, ni l’attitude à observer face à la naissance de ce mouvement», indique un membre du Bureau politique du Parti socialiste unifié (PSU). Mais, tient-il à souligner, la «démocratie et la modernité ne sont ni l’apanage ni des exclusivités du seul Ali Al Himma». Jamal Eddine HERRADI

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