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Art & Culture Week-End: Farid Belkahia à Beaubourg

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5976 Le 26/03/2021 | Partager
Une exposition rétrospective d’un des artistes majeurs du monde arabe
Une modernité artistique basée sur la réappropriation des arts traditionnels

Malgré la fermeture des musées en France, le Centre Pompidou maintient son exposition hommage à Farid Belkahia. Rassemblant quelque 140 œuvres, peintures, dessins, sculptures, peaux et cuivres (dont une pièce importante, Hommage à Gaston Bachelard-1984), qui a rejoint la collection du Centre Pompidou en 2013, la rétrospective retrace le parcours du peintre de sa période expressionniste à Prague jusqu’aux œuvres emblématiques sur peau et son interprétation poétique des signes qui sont aujourd’hui l’emblème de sa création, en passant par l’incontournable Ecole de Casablanca.

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Procession, les ailes du désir. Teinture sur peau. 153x240 cm. 1985 (Ph. DR)

Organisée en partenariat avec le Mathaf Arab Museum of modern art (Doha) et en partenariat avec la fondation Farid Belkahia de Marrakech, l’exposition «Pour une autre modernité» poursuit le travail engagé depuis plusieurs années, par l’institution sur les modernités non-occidentales à l’instar des expositions consacrées aux artistes Wifredo Lam (Cuba) et au Sud-Africain Ernest Mancoba. Considéré comme l’un des principaux fondateurs de la modernité artistique marocaine et plus largement arabe, Farid Belkahia (1943-2014) s’est formé aux Beaux-Arts de Paris (1955-1959), puis à l’Académie de théâtre de Prague en scénographie (1959-1962).

Dès son retour la même année, il sera nommé à la tête de l’École des beaux-arts de Casablanca. En compagnie notamment des artistes Mohamed Chabâa et Mohamed Melehi, il va y révolutionner l’enseignement artistique en mettant en relation la création contemporaine et l’artisanat traditionnel.

Le groupe de «l’Ecole de Casablanca» est né. Une communauté esthétique qui va initier une pédagogie novatrice fondée sur la réappropriation des arts traditionnels et leur régénération, prémices d’une modernité artistique postcoloniale au Maroc.Cette épopée coïncide avec une certaine radicalisation de son travail, puisqu’il abandonnera progressivement la peinture au profit du cuivre, puis de la peau se réclamant de l’héritage d’une culture traditionnelle ancestrale.

  L’œuvre de Belkahia «se distingue par sa conception de la modernité qui dialogue avec les traditions vernaculaires et l’art ancestral, tranchant avec nombre des avant-gardes occidentales qui prônaient une tabula rasa», note l’institution parisienne. L’exposition donne également une place importante au dessin qui fut, pour Farid Belkahia, une pratique quotidienne.

A.Bo

 

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