×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Port du masque/Rentrée scolaire: Ce que recommande l’OMS

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5829 Le 26/08/2020 | Partager
Les enfants âgés de 12 ans et plus concernés
Il est préconisé lorsque la dis­tanciation n’est pas possible et si la transmission est générali­sée
Des leçons pour le Maroc

Les enfants âgés de 12 ans et plus devraient porter un masque dans les mêmes conditions que les adultes pour lutter contre la pandémie de Covid-19. A l’approche de la rentrée scolaire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré suite à des consultations avec des experts un nouveau mode d’emploi pour le port du masque par les enfants. Il est d’autant plus recommandé dans les cas où ces derniers ne peuvent pas garantir une distance d’au moins un mètre des uns des autres. Mais aussi si la transmission est généralisée dans la zone concernée. En ce qui concerne le Maroc, le gouvernement a décidé que le port du masque soit obligatoire pour les enfants avec la reprise des cours (cf. notre édition N° 5827 du 24/08/2020).

masque-ecole-029.jpg
A l’approche de la rentrée scolaire, l’OMS a élaboré suite à des consultations avec des experts un nouveau mode d’emploi pour le port du masque par les enfants (Ph. AFP)

■ Plusieurs facteurs pris en considération:
Les enfants âgés de 5 ans et moins ne devraient pas être obligés de le por­ter. L’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) re­commandent que la décision d’utiliser un masque pour les enfants âgés de 6 à 11 ans soit fondée sur des facteurs, comme «une transmission intense dans la zone où l’enfant réside» ou «sa capacité à utiliser un masque correcte­ment et en toute sécurité». Autre fac­teur à tenir en compte: la possibilité de laver les masques ou de les remplacer dans les écoles et les services de garde d’enfants. Les contextes spécifiques ou les interactions particulières de l’en­fant avec d’autres personnes exposées à un risque élevé de développer une maladie grave, telles que les personnes âgées et celles souffrant d’autres affec­tions préexistantes, sont également à prendre en compte.

■ Avantages vs inconvé­nients:
L’OMS estime que tout enfant qui présente des symptômes évocateurs de la Covid-19 doit porter un masque médical, tant que celui-ci peut être to­léré. Il convient de placer l’enfant en isolement et de consulter un médecin dès qu’il commence à se sentir mal, même si les symptômes sont bénins. Les membres de la famille ou les personnes qui s’occupent de l’enfant malade et qui se tiennent à une dis­tance de moins d’un mètre de lui à la maison doivent également porter un masque. Globalement, les avantages doivent être comparés avec les dom­mages potentiels associés au port de la bavette. Il faut ainsi tenir compte de la faisabilité et l’inconfort, ainsi que des préoccupations sociales et de com­munication. Outre les groupes d’âge, les considérations socioculturelles et contextuelles ainsi que la disponibi­lité de la supervision d’un adulte et d’autres ressources pour prévenir la transmission.

■ Par rapport aux activités sportives:
L’utilisation du masque chez les enfants de tout âge souffrant de troubles du développement, de han­dicaps ou d’autres problèmes de santé spécifiques ne devrait pas être obli­gatoire et devrait faire l’objet d’une évaluation au cas par cas. «En tout état de cause, les enfants atteints de graves troubles cognitifs ou respira­toires et ayant des difficultés à tolé­rer un masque ne devraient pas être obligés de le porter», insiste l’agence onusienne. Ils ne devraient pas le porter aussi lorsqu’ils font du sport ou pratiquent une activité physique, comme courir, sauter ou jouer sur un terrain de jeu, afin que cela ne gêne pas leur respiration. Lors de l’organi­sation de ces activités, il est important d’encourager toutes les autres mesures de santé publique essentielles. Il s’agit notamment de maintenir une distance d’au moins un mètre des autres, limi­ter le nombre d’enfants qui jouent en­semble, donner accès aux installations pour l’hygiène des mains et encoura­ger leur utilisation.

■ Le masque médical:
Les enfants qui sont en bonne santé peuvent porter un masque non médical ou en tissu. L’adulte qui le fournit doit s’assurer que celui en tissu est de la bonne taille et qu’il couvre suffisam­ment le nez, la bouche et le menton. Cela permet de contrôler la source, à savoir d’empêcher la transmission du virus à d’autres personnes si elles sont infectées sans le savoir. De plus, les enfants souffrant de problèmes de santé sous-jacents (tels que la muco­viscidose, le cancer ou l’immuno­suppression) doivent, en consultation avec leur médecin traitant, porter un masque médical. Celui-ci permet de maîtriser la propagation du virus et de protéger celui qui le porte. Il est recommandé à toute personne présen­tant un risque élevé de développer une forme grave de la Covid-19.

L’écran facial comme une alternative

Dans le contexte du coronavirus, il est possible que certains enfants ne puissent pas porter de masque en raison d’un handicap ou de situations particulières comme pour les cours d’expression orale. Dans ces cas, l’écran facial pourrait être envisagé comme une alter­native au masque, «toutefois il n’offre pas une protection équivalente pour empêcher la transmission du virus à d’autres personnes», est-il souligné. Si l’on décide d’utiliser un écran facial, celui-ci doit cou­vrir l’intégralité du visage, envelopper les côtés du visage et s’étendre jusqu’en dessous du menton. Il convient alors de prendre des pré­cautions lors du port d’un écran facial pour éviter de le casser et ainsi causer des lésions aux yeux ou au visage.

                                                                           

1 à 7% des cas signalés chez les enfants

«Toutes ces mesures recom­mandées doivent être prises au nom du principe de précaution», estime l’OMS. D’autant qu’actuellement, la transmission de la Covid-19 chez les enfants n’est pas complètement comprise. Selon la base de données de surveillance mondiale de l’Organi­sation sur les cas confirmés en labo­ratoire, «1 à 7% des cas sont signalés chez les enfants». Selon ce document élaboré à partir des formulaires de déclaration de cas fournis à l’agence onusienne par les Etats membres et d’autres études, «il y a relativement peu de décès par rapport aux autres groupes d’âge». «A ce jour, les don­nées disponibles suggèrent que la plupart des cas signalés chez les en­fants résultent d’une transmission au sein des ménages, bien que cette ob­servation puisse avoir été influencée par les fermetures d’écoles et autres mesures de maintien à domicile mises en oeuvre par certains pays», est-il relevé. «Les données des études de séro-épidémiologie et de transmis­sion suggèrent que les enfants plus âgés (par exemple les adolescents) peuvent jouer un rôle plus actif dans la transmission que les jeunes en­fants», conclut l’OMS.

F.Z.T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc