×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Dossier Spécial

L’éclatant confinement des partis politiques

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager
Le rendez-vous raté de Covid-19
Face aux fortes attentes, aucune action
Le renouvellement dans les formations plus urgent que jamais
vacance_politique_reste_un_eternel_probleme_quasiment_chronique.jpg

Au-delà des mesures de précaution imposées par la lutte contre Covid-19, la vacance politique reste un éternel problème quasiment chronique. Les parlementaires et membres des partis ont été régulièrement critiqués pour leur absence des grands débats de société

La pandémie, vécue par les partis politiques comme une épreuve, a dévoilé leur peu de réactivité dans les moments difficiles. En effet, au début de la crise sanitaire, les responsables politiques étaient d’abord anesthésiés par ce phénomène nouveau. Un secrétaire général d’un parti ne s’est pas gêné d’affirmer qu’ils étaient confinés comme le reste des Marocains. Pendant ce temps, d’autres acteurs ont magistralement occupé le terrain. Ainsi, les blouses blanches, le personnel de nettoyage, les forces de sécurité,… étaient sur les lignes de front. Un retour de l’Etat central décliné par une organisation rigoureuse pour soigner les cas infectés, lutter contre la propagation de la pandémie, à travers une campagne de sensibilisation et de communication auprès des citoyens, dans les quartiers des différentes villes du pays. Cette action de proximité a révélé au monde le travail d’une nouvelle catégorie des fonctionnaires au niveau de l’administration territoriale du ministère de l’Intérieur. Et les citoyens ont assisté, surpris et amusés, à l’émergence des femmes «caïdate». En l’espace de quelques jours et l’appui des réseaux sociaux, Mme Houria s’était imposée comme le modèle de l’action citoyenne des agents d’autorité. Pourtant, ce travail de proximité avec les citoyens devait être l’affaire des militants politiques, particulièrement les jeunes, qui sont censés encadrer la population. Au final, les partis se sont distingués par leur éclatante absence. Même les membres des conseils municipaux n’ont pas été à la hauteur des défis qu’imposait la situation épidémiologique. 
C’est la polémique autour du projet de loi 22.20 sur les réseaux sociaux qui a mis le feu aux poudres. 
Fin avril-début mai, les partis sont sortis de leur silence après l’intensité des débats dans les médias et sur les réseaux sociaux. Ils ont commencé par publier des communiqués. L’Istiqlal a clairement annoncé son rejet des dispositions de ce texte, suite à une réunion de son comité exécutif. Le parti de la balance a critiqué l’attitude du gouvernement face au débat suscité par ce texte, considéré comme une régression dans le domaine des libertés.
A l’USFP, parti du ministre à l’origine du projet de loi, les tensions s’étaient exacerbées au point d’exiger de Driss Lachgar de convoquer une réunion du bureau politique pour demander des comptes au ministre de la Justice et de rendre son tablier. Rien que cela! Par la suite, le gouvernement a décidé de reporter sine die ce projet.
Autre élément ayant aidé les formations politiques à prendre le train en marche a été la loi de finances rectificative. Initialement, c’est l’Istiqlal qui a été le premier à la réclamer. Une démarche motivée par le fait que «les hypothèses et les équilibres économiques et financiers, sur lesquels est basée la loi de finances en vigueur, sont dépassés». D’autres partis se sont greffés à la mouvance sous la forme de propositions et mémorandums sur la relance économique et la sortie de crise. 
Au Parlement, une nouvelle dynamique s’est installée au point que les deux Chambres ont voté plusieurs projets de loi dans une courte période. Cette réactivité retrouvée a quelque peu remis en selle les formations en panne d’idées et d’initiatives. La sortie de Nabil Benabdallah avait résumé la situation en rappelant que l’après-Covid-19 ne devait pas être discuté uniquement dans le cadre du Comité de veille économique ni au sein du gouvernement. Cette affaire est un moment politique par excellence qui concerne tout le monde.
L’élan s’est poursuivi à travers la rencontre sur les élections avec le ministre de l’Intérieur. Les partis ont commencé à lui remettre leurs mémorandums sur les réformes des lois électorales préconisées. L’opposition, formée de l’Istiqlal, du PAM et du PPS a soumis un document commun. Le PJD et l’USFP ont déposé séparément  leurs propositions.


Solidarité vs politique

«Le Covid-19 est une tragédie humaine. Mais il a aussi créé une possibilité générationnelle de bâtir un monde plus égalitaire et durable, axé sur deux notions centrales: un Nouveau contrat social et une Nouvelle donne mondiale», a récemment déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Avant même le Covid-19, de nombreuses voix se sont élevées partout contre les inégalités. De 1980 à 2016, les 1% les plus riches de la population mondiale ont capté 27% de la croissance des revenus dans le monde. 
Au Maroc, au-delà de l’urgence médicale, la pandémie a engendré une effervescence et un besoin pressant d’aide et de soutien social. Un contrat de solidarité d’un nouveau genre est ainsi apparu. Face au peu d’initiatives des collectivités territoriales, de nombreuses ONG et des entreprises privées ont pris le relais et multiplié les actions. Partout au Maroc, des associations ont distribué sans relâche des dons alimentaires. Des restaurants, des hôtels, des chefs se sont organisés pour une grande chaîne de soutien aux orphelinats, aux associations de bienfaisance pour prendre en charge les sans-abri et les personnes les plus démunies.
Ce mouvement de solidarité s’est également organisé à l’échelle des quartiers, des villages, dans la proximité des déplacements autorisés. Dans les milieux urbains comme ruraux, les associations de tout bord se sont activées pour venir en aide aux familles en difficulté.
Toutes ces initiatives ont montré à une grande partie de l’opinion publique que les formations politiques étaient en dehors des radars. 
Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc