×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Déconfinement: Les directives de l’OMS

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5761 Le 14/05/2020 | Partager
Contrôle de la pandémie, renforcement des systèmes de santé et de surveillance…
Ces critères détermineront si un confinement peut être levé lentement ou non

Les dirigeants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appellent à la prudence dans la levée du confinement. Avant d’assouplir les mesures de restrictions prises pour lutter contre le Covid-19, les pays devraient se poser plusieurs questions. Tout d’abord, savoir si la pandémie est sous contrôle.

La capacité du système de santé à faire face à une résurgence des cas qui pourraient survenir après l’assouplissement de certaines mesures est également en jeu. Les Etats sont aussi invités à se poser des questions sur la prédisposition de leur système de surveillance pour détecter ainsi que gérer les cas.

deconfinement-france-061.jpg

«Ces questions peuvent aider à déterminer si un confinement peut être levé lentement ou non», a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle lundi 11 mai à Genève.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays ont commencé le déconfinement. En adoptant des mesures strictes, des pays en ont profité pour augmenter leur capacité à tester, tracer, isoler et soigner les patients. «Ce qui est le meilleur moyen de suivre le virus, de ralentir la propagation et de soulager les systèmes de santé», a admis le Dr Tedros.

L’OMS reconnaît que pour protéger les vies et les moyens de subsistance, une levée lente et régulière du confinement est essentielle pour stimuler les économies. Toutefois, il faut «garder un œil vigilant sur le virus afin que des mesures de contrôle puissent être rapidement mises en œuvre si une recrudescence des cas est identifiée», est-il recommandé.

Selon le patron de l’agence onusienne, «les premières études sérologiques montrent qu’un pourcentage relativement faible de la population a des anticorps contre le Covid-19. Ce qui signifie que la majeure partie est encore sensible au virus».

Pour rappeler la complexité et la difficulté du déconfinement, l’OMS cite des exemples. La Corée du Sud où des bars et des clubs ont été fermés après la détection d’un cas confirmé de Covid-19 qui a permis de retrouver de nombreux contacts. A Wuhan, en Chine, la première grappe de cas depuis la levée du confinement a été identifiée.

L’Allemagne a également signalé une augmentation du nombre de cas depuis l’assouplissement des restrictions. «Heureusement, les trois pays ont mis en place des systèmes pour détecter et répondre à une recrudescence des cas», a fait valoir le Dr. Tedros. Face à de tels défis, l’OMS entend poursuivre sa collaboration avec les gouvernements pour s’assurer que les principales mesures de santé publique restent en place. Le but étant de relever le défi de la levée des mesures de confinement.

                                                                            

Des conseils pour la réouverture des écoles

ecole-classe-061.jpg

Tout nettoyer, écarter les tables de classe d’un mètre, élaborer une politique scolaire sur le port d’un masque ou d’un couvre-visage… L’OMS livre ses conseils pour la réouverture des établissements scolaires. Dans tous les cas, «lors de la réflexion sur la décision de rouvrir les écoles, le gouvernement local doit évaluer leur capacité à maintenir les mesures de prévention et de contrôle de l’infection», a averti le Dr Tedros. S’agissant des pratiques quotidiennes à l’école, l’Organisation prône notamment une hygiène des mains appropriée alors que les salutations sans contact doivent être privilégiées.

Les établissements scolaires doivent fournir «suffisamment de gel hydroalcoolique ou de savon et d’eau propre à l’entrée et dans toute l’école». Il s’agit aussi de prévoir un nettoyage quotidien régulier de l’environnement scolaire, y compris des toilettes, avec de l’eau et du savon/détergent et du désinfectant… L’OMS demande également aux décideurs publics de limiter le mélange des classes lors des activités scolaires et extrascolaires.

Il y a aussi la possibilité d’élargir l’emploi du temps d’une école. Certains élèves et enseignants pourraient ainsi être présents le matin, d’autres l’après-midi, d’autres encore le soir. Il est question aussi d’envisager d’augmenter le nombre d’enseignants, si possible, pour permettre de réduire le nombre d’élèves par classe (si des places sont disponibles). Il s’agit aussi d’échelonner les récréations et les pauses déjeuner.

Enfin, si un enfant ou un membre du personnel scolaire est malade, il ne doit pas venir à l’école. Plus largement, les décideurs doivent tenir compte de plusieurs éléments avant d’ouvrir ou de fermer des écoles, notamment de la connaissance actuelle de la transmission de la maladie et de sa gravité chez les enfants.

F.Z. T.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]nomiste.com
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc