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Médias

Guterres: «Aucune démocratie ne peut fonctionner sans la liberté de la presse»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5756 Le 07/05/2020 | Partager
Personne pendant cette pandémie ne peut se substituer aux médias, selon le SG de l’ONU
Informations et analyses pour contrer les rumeurs
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António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU a appelé les gouvernements et les dirigeants politiques de tous bords à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les journalistes et les professionnels des médias et renforcer la liberté de la presse, pendant la pandémie de Covid-19 et au-delà (Ph. AFP)

«Parallèlement à la pandémie, nous assistons à une épidémie dangereuse de désinformation, allant des conseils de santé nocifs et des discours de haine aux théories complotistes…». C’est ce qu’a déploré António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU lors d’une rencontre organisée en ligne sur la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation dans le contexte du coronavirus.

Des propos tenus alors que la Journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée le 3 mai. «Lorsque des journalistes sont attaqués, les sociétés dans leur ensemble paient un prix. Aucune démocratie ne peut fonctionner sans la liberté de la presse, qui est la pierre angulaire de la confiance entre les gens et leurs institutions», a rappelé le Secrétaire général de l’ONU.

Les organisations internationales, ainsi que les gouvernements, ont un rôle important à jouer pour promouvoir les faits et les méthodes scientifiques. «Mais personne pendant cette pandémie ne peut se substituer aux médias pour transmettre au public des informations et des analyses, et pour contrer les rumeurs et la déformation des faits», a souligné Guterres.

«Les journalistes et les professionnels de tous médias sont indispensables pour nous aider à prendre des décisions éclairées. Dans une situation de pandémie, ces décisions peuvent sauver des vies. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin des médias pour nous informer de ce qui se passe, pour séparer les faits de la fiction et pour demander des comptes aux dirigeants», a dit le Secrétaire général.

Si le virus tue, les fausses nouvelles l’y aident

Depuis le début de la pandémie, partout dans le monde, de nombreux journalistes sont soumis à des restrictions plus sévères et à des sanctions disproportionnées simplement parce qu’ils font leur travail. «Si des limitations temporaires à la liberté de circulation sont essentielles pour vaincre le Covid-19, cela ne doit jamais servir de prétexte pour empêcher les journalistes de faire leur travail…», a tenu à préciser Guterres.

Des médias libres et indépendants sont essentiels pour lutter contre la pandémie de désinformation qui accompagne la propagation du Covid-19, ont évoqué de leur côté plusieurs hauts responsables des Nations unies. «Le journalisme enrichit notre compréhension de toutes sortes de questions politiques, économiques et sociales et aide à maintenir la gouvernance à tous les niveaux transparente, responsable et bien informée», a pour sa part, mentionné Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. «Les attaques contre la liberté de la presse sont des attaques contre le droit du public à être informé», a-t-elle ajouté.

Environ 250 journalistes dans le monde sont actuellement derrière les barreaux, selon des données du Comité pour la protection des journalistes. «Si le virus tue, les fausses nouvelles l’y aident quand elles propagent de faux espoirs et de faux remèdes, quand elles viennent délégitimer des consignes sanitaires ou des discours scientifiques», a noté aussi la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. Selon elle le «défi commun que représente le Covid-19 ne peut pas être affronté sans un accès à une information libre, professionnelle et indépendante...».

Un message pour les réseaux sociaux

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La crise du coronavirus a vu une hausse spectaculaire de l’utilisation des réseaux sociaux. «Ils offrent des moyens sans pareil pour communiquer et accéder à l’information», a reconnu Guterres. Mais «les mensonges flagrants sur le Covid-19 se propagent en ligne à un rythme effrayant». Une analyse récente a révélé que plus de 40% des messages sur le virus diffusés sur une grande plate-forme de médias sociaux ont été publiés par des bots - des programmes automatisés déguisés en personnes. «Le remède à cette pandémie de désinformation est l’actualité et l’analyse factuelles. Cela dépend de la liberté des médias et des reportages indépendants», a insisté le chef de l’ONU, qui s’est dit encouragé de constater que les plateformes de médias sociaux commencent à prendre leurs responsabilités au sérieux.

F.Z. T.

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