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Economie

Distribution de masques: Cafouillage dans la logistique

Par L'Economiste | Edition N°:5737 Le 09/04/2020 | Partager
L’approvisionnement au compte-gouttes crée des attrou­pements devant les points de vente
Les citoyens désorientés face à l’obligation du port de la bavette
Ruptures de stock dans les grandes surfaces qui ne contrôlent pas les achats
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On a mis la charrue avant les boeufs en imposant le port du masque et en sanctionnant ceux qui n’en portent pas alors que les bavettes ne sont pas disponibles partout dans le Royaume (Ph. YSA)

Grand cafouillage dans la distribution et vente de masques dans l’ensemble des villes du Royaume. Mercredi 8 avril, soit un jour après l’entrée en vigueur de l’obligation du port du masque, ce produit était en rupture de stocks dans les grandes surfaces et indispo­nible dans de nombreux commerces de proximité et pharmacies à travers le Maroc.

Pourtant, selon Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Indus­trie et du Commerce, ce sont plus de 5,3 millions de masques qui ont été distribués, ces dernières 48h, dans le commerce notamment les grandes surfaces et les épiceries. Dans les villes, les Marocains se plaignent de n’en avoir trouvé aucun. Que ce soit à Oujda, Fès, Marrakech, Tan­ger et même à Casablanca, tous les correspondants régionaux de L’Eco­nomiste ont fait le même constat.

La stratégie de distribution adoptée par les autorités est de passer, dans un premier temps, par un canal de dis­tribution moderne (Marjane, Carre­four, Aswak Essalam, BIM). Sur le terrain, les stocks déposés mardi ont été écoulés en un temps record.

Les Marocains aux abois, et craignant surtout la sanction en cas de non-port de masque se sont rués sur ces bavettes et, malheureusement, les grandes surfaces n’ont pas imposé un quota par client pour mieux gé­rer ces ventes. Les groupes Copag, Centrale Danone devaient, quant à eux, distribuer les produits auprès de 149.000 épiciers. Ceux des villes en dehors de Casablanca n’ont pas pu être livrés à temps, comme en té­moignent des habitants de ces villes.

De son côté, Dislog a démarré sa distribution ce mercredi, avec 200.000 pièces, indique son PDG Moncef Belkhayat, qui estime que ce lot suffira à peine aux besoins des épiciers de Casablanca pour une journée. «Il est clair que la logis­tique de distribution a encore besoin d’être peaufinée même si la capacité de production est suffisante», recon­naît-il.

Il faudra aussi préciser que ces bavettes n’ont rien avoir avec les masques chirurgicaux, alertent des spécialistes qui demandent à ce qu’il y ait plus de précisions à ce sujet. A cette pénurie de masques, s’ajoutent des comportements mafieux de spé­culateurs avides qui vendaient des masques à la pièce. Tour d’horizon dans différentes villes.

B.B.

                                                                                            

■ Pénurie et arnaque à Marrakech
A Marrakech, un gardien de voiture a été pris en flagrant délit de vente de bavettes à 5 DH/pièce. Auprès des pharmaciens, c’est également le flou total, le Syndicat des pharmaciens de Marrakech est en train de négocier avec un four­nisseur à Casablanca pour une demande groupée pour l’achat de 5.000 masques chirurgicaux et installer une centrale qui opérera régulièrement selon les besoins des pharmaciens. «Attention, ces masques font partie d’un dispositif médical et ne seront pas vendus au même prix que les bavettes du ministère de l’Industrie», tient à pré­ciser Jamal Bastoun, président du Syndicat des pharmaciens de Marrakech. En attendant, cette opération de distribution massive de masques de protection, démarrée lundi 6 avril, a montré ses limites et surtout poussé les gens à se masser de­vant les points de vente oubliant la distanciation sociale. Espérons que les réglages interviendront rapidement et que ces fameuses bavettes-sésame soient bientôt disponibles partout.

B.B.

■ Fès: Masques et bavettes, le grand flou!
«Si vous êtes venus chercher les masques, il n’y en a pas!». C’est la mission assignée, mardi dernier, à un agent de sécurité d’une grande sur­face, sise sur la route d’Imouzzer, à Fès. Et effec­tivement, bon nombre de visiteurs de ce maga­sin étaient venus pour le fameux sésame dont le port était devenu obligatoire à compter du 7 avril 2020. Si les masques ont rapidement disparu des rayons des grandes surfaces, on doit s’inquiéter aussi des risques d’opérations spéculatives, no­tamment si des grossistes se mettent à l’oeuvre et assèchent le marché des masques», souligne une source qui appelle «à la production de masques réutilisables et stérilisables». Les pharmaciens s’inquiètent également. «Nous sommes submer­gés par les demandes, et essuyons à chaque fois la colère des citoyens», déplore Hassan Ataiche, président de la Chambre syndicale des pharma­ciens d’officine de Fès (CSPOF).

Y.S.A.

Pas de masques à Oujda
Les masques de protection conte le coronavi­rus n’a pas eu lieu ce mardi à Oujda. Ils étaient introuvables en pharmacies, grandes surfaces et différents commerces de proximité. Pour les offi­cines comme les grandes surfaces, «les masques n’étaient pas encore arrivés».

A.K.

■ Dotations insuffisantes à Rabat
Pour le moment, les masques se font très rares au niveau de la ville de Rabat. Une tournée ce matin notamment dans les quartiers d’Agdal et ceux de Yakoub Al Mansour a permis de consta­ter une pénurie quasi totale des masques aussi bien chez les épiciers que dans les supermarchés. «Hier, nous avons reçu une petite dotation de 60 masques, écoulée en quelques minutes», indique un épicier de Yakoub Al Mansour. Aujourd’hui, plusieurs personnes se sont regroupées devant son échoppe dans l’attente des masques. Idem au niveau de Marjane situé au sein du centre com­mercial Arribat Center. Une petite livraison de masques a été rapidement épuisée le matin du 8 avril, dès son arrivée. Cette pénurie touche égale­ment les masques médicaux vendus par les phar­macies. Alors qu’au niveau de Carrefour Market à Agdal, on peut se procurer un masque à l’unité, de fabrication étrangère pour un prix 13,98 DH. «L’approvisionnement du marché en quantité de masques suffisantes sera assuré pendant les deux prochains jours au maximum», rassure un responsable proche de cette opération.

N.E.A.

■ Tanger: Pas de trace de masques chez les épiciers du centre
A Tanger, la distribution de masse des masques ou bavettes de protection, comme pro­mis, n’a pas encore commencé. Selon toute vrai­semblance, seuls quelques grandes surfaces et des supermarchés ont été achalandés, mardi en cours de journée, avec des stocks insuffisants qui se sont écoulés en quelques heures. Chez plu­sieurs épiciers du centre-ville, pas de trace des masques. Même les pharmacies assurent avoir épuisé leurs stocks.

A.A.

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