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    Economie

    FMI: «Pour être riche, il faut investir dans les gens»

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5704 Le 24/02/2020 | Partager
    C’est l’un des messages de Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds
    Le Royaume accueillera les argentiers du monde entier en 2021
    Régime de change: Les autori­tés monétaires redoutent le flot­tement de l’été 2017
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    Les argentiers du monde entier se réuniront en octobre 2021 à Marrakech pour les assemblées annuelles du FMI et du groupe de la Banque mondiale. Ce rendez-vous et le partenariat FMI-Maroc étaient au coeur des discussions entre Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances et Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib (Ph. Bziouat)

    A la tête du FMI depuis octobre 2019, la bulgare Kristalina Georgieva a réservé sa première visite dans la région Mena et Asie centrale au Maroc. Le Royaume va abriter en octobre 2021 les assemblées annuelles du FMI et du groupe de la Banque mondiale. Ce rendez-vous réunit les argentiers du monde entier. «Le Maroc montre le chemin à suivre dans cette région et fait office de pont entre l’Europe, le monde arabe et l’Afrique.

    Ce n’est pas un hasard si nous avons dé­cidé d’y tenir les assemblées annuelles», a estimé la directrice du FMI devant la presse marocaine à l’issue de sa visite (17-20 février). Le Fonds apporte un soutien financier et technique dans de nombreuses réformes déployées par le Maroc.

    A tort ou à raison, le rôle joué par l’institution sur de nombreux sujets dans différents pays est décrié. «Le FMI fournit les meilleurs conseils mais, ce sont les gouvernements qui ont le dernier mot», précise Krista­lina Georgieva. Le message que le FMI veut faire passer est qu’il faut continuer les réformes pour soutenir la croissance et l’emploi et favoriser la réduction des iné­galités.

    «Nous accordons de l’importance à la décision du Maroc de revoir son modèle de développement... Si vous voulez deve­nir riche demain, il faut investir dans les gens aujourd’hui. Le capital humain est quelque chose que tout le monde doit ché­rir», commente la directrice du FMI.

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    Aujourd’hui, la principale menace vient de la Chine dont la performance pourrait être contrariée par l’épidémie Coronavirus

    Parmi les ré­formes qu’appuie le Fonds, il y a celle du régime de change. Deux ans après le premier acte, ni Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances, ni Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib ne se sont hasardés sur un calendrier pour l’étape suivante.

    Mais du discours des deux dirigeants, l’on peut déduire que les autorités semblent prêtes à effectuer un pas supplémentaire mais, redoutent toujours la réaction du marché. «Il faut s’assurer que les opérateurs assi­milent tous les outils. Lorsque ce sera le cas, nous pouvons envisager le passage à l’étape suivante. Ce qui est sûr, la date ne sera pas rendue publique», prévient Ab­dellatif Jouahri.

    Les autorités monétaires n’ont toujours pas digéré le flottement de l’été 2017. Par ailleurs, elles insistent sur le caractère volontaire de la réforme: «C’est un choix qui a été fait de manière souve­raine. Nous sommes dans une démarche graduelle et volontaire. Depuis l’extension de la bande de fluctuation du dirham, le comportement des marchés montre bien que le dirham est aligné», relève pour sa part Mohamed Benchaâboun.

                                                                 

    La croissance mondiale se grippe

    Le Maroc est crédité d’une crois­sance de 3,7% en 2020 par le FMI alors que l’économie mondiale devrait pro­gresser de 3,3%. Ces réalisations sont entourées de nombreuses incertitudes. Aujourd’hui, la principale menace vient de la Chine qui tente d’enrayer la propa­gation du Coronavirus.

    Les prévisions de croissance sur le premier trimestre du géant asiatique ont été revues à la baisse. La Chine pèse 19% du PIB mondial et tout choc est ressenti dans l’ensemble de la région et le reste du monde. «Il est en­core trop tôt pour émettre des prévisions parce qu’il y a encore plusieurs incon­nues», indique la directrice du FMI.

    Dans certains secteurs notamment l’aérien, le tourisme, le luxe, la facture liée au Coro­navirus pourrait être lourde. Plus globale­ment, la relance de l’économie mondiale, après une piètre performance en 2019 (2,9% de croissance), pourrait prendre plus de temps. Cependant, la Chine est assez puissante et dispose d’assez de li­quidités pour relancer son économie une fois que l’épidémie sera enrayée, veut croire le FMI.

    F. Fa

     

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