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Financement des TPME: Le dispositif en place

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5690 Le 04/02/2020 | Partager
Un comité de pilotage où siègent notamment Abdellatif Jouahri et Othman Benjelloun
La composante suivi-évaluation essentielle au programme intégré
Les décisions d’octroi de la garantie ou du financement déléguées aux banques

Tous les regards sont rivés sur les prochaines étapes de la mise en œuvre du programme intégré pour le financement des jeunes porteurs de projets et des TPE. Chacun va de son argumentaire. Mais la cheville ouvrière de ce programme est Fouzia Zaâboul, directrice du Trésor et des finances extérieures du ministère de l’Economie et des finances.

«Depuis le 11 octobre, date du discours de Sa Majesté devant le Parlement, nous avons engagé une série de travaux et de discussions afin d’approfondir la problématique et définir la meilleure approche pour sa prise en charge», explique Zaâboul.

Aujourd’hui, les ressources financières sont disponibles, les composantes du programme sont définies et l’offre financière a été finalisée par le ministère, en concertation avec les parties prenantes. La prochaine étape est la conclusion des conventions régissant la nouvelle offre, en particulier celles liant le ministère à la CCG, en sa qualité de gestionnaire. Des conventions d’opérationnalisation entre la Caisse centrale et les banques sont également au menu. C’est à partir de ce moment que la déclinaison en offres commerciales des banques viendra.

Dans la mise en œuvre du programme intégré de financement, la composante du suivi-évaluation est essentielle. A ce titre, «nous avons institué, au niveau des conventions signées le lundi devant Sa Majesté le Roi, différents comités qui seront chargés de coordonner l’ensemble du dispositif de financement et d’accompagnement», note Fouzia Zaâboul.

D’abord, pour le volet financement, il a été institué un Comité de pilotage tripartite qu’elle préside et dans lequel siégeront également le wali de Bank Al-Maghrib, le président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la présidente du Fonds Hassan II, Hind Belabbès Taârji.

Ce comité est chargé principalement de «définir la stratégie d’intervention du Fonds au profit des segments ciblés et d’approuver les ajustements et les améliorations à apporter, le cas échéant, à ce programme. Il est également chargé d’assurer la mise en œuvre du programme d’actions sur la base d’un reporting périodique», précise la directrice du Trésor et des finances extérieures.

Quant au volet accompagnement, un comité régional de coordination de l’accompagnement des porteurs de projets et des TPME pour la facilitation d’accès au financement bancaire  sera mis en place au niveau de chacune des régions du Royaume. Les CRI seront chargés de coordonner les travaux de ces comités, indique-t-elle.

Par ailleurs, les projets financés par le programme feront l’objet d’un reporting périodique aux membres du comité de pilotage, selon un rythme trimestriel. Dans ce cadre, un modèle de rapports détaillés sera soumis aux différentes parties, comme notamment les banques, les CRI, la CCG,… Ces documents nous permettront de suivre, de façon précise, les indicateurs relatifs aux différentes catégories de crédits, leur répartition géographique et sectorielle,…

Pour ce qui est de la déclinaison territoriale, il y a lieu de distinguer entre les volets financement et accompagnement. Pour le premier, on s’inscrit dans l’approche actuelle qui est construite autour d’un système de garantie et de financement, donné en gestion à la CCG, qui est déployée à travers le réseau bancaire au niveau des régions.

En plus, «pour plus de célérité et d’efficacité et pour mieux servir les entreprises ciblées par ce programme, nous avons opté pour des systèmes de délégation aux banques, des décisions d’octroi de la garantie ou de financement pour une frange importante des catégories ciblées. Pour vous dire, que le déploiement de la composante financement devra se faire d’une manière souple, quasiment sans aucune intervention directe de l’Etat ou de tout organisme public, vis-à-vis des entreprises cibles», précise Fouzia Zaâboul.

Stratégie d'accompagnement

Le volet accompagnement sera déployé par les établissements et agences publics qui en ont la charge tels que l’OFPPT, l’ANAPEC, Maroc PME,… ainsi que les associations et organismes partenaires du secteur privé. Les banques se sont engagées en plus à renforcer et diversifier leurs actions en matière d’accompagnement des porteurs de projets et des entreprises. L’ensemble de ce dispositif sera coordonné par le CRI et s’inscrira dans le cadre d’une stratégie globale d’accompagnement de l’entrepreneuriat définie au niveau national.

                                                                      

Renforcer les fonds propres des banques

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 (Ph. L'Economiste)

Au Parlement, des députés avaient insisté sur le renforcement des fonds propres des banques. Avis partagé par Fouzia Zaâboul qui estime que ce renforcement «à travers notamment l’augmentation de capital est de nature à rendre la structure financière des banques plus optimale, et donc d’améliorer la stabilité du secteur financier». C’est sur la base de ses fonds propres qu’une banque va bâtir sa capacité à octroyer des crédits, sa capacité de liquidité et de solvabilité, explique t-elle.

Pour ce qui est du secteur bancaire, poursuit-elle, «toutes nos banques sont dans une situation financière satisfaisante et répondent actuellement aux règles prudentielles édictées par la Banque centrale. Bien évidemment, l’augmentation de leurs engagements exigera un renforcement de leurs fonds propres. Chose qu’elles sont à même de faire de par leur situation financière solide».

Ceci étant dit, les mesures prises par la Banque centrale devront contribuer à réduire la pression sur les fonds propres pour les engagements pris sur les entreprises cibles du programme, conclut-elle.

                                                                      

Le Crowdfunding en plénière

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 (Ph. L'Economiste)

Le ministère des Finances a préparé un projet de loi relatif au financement collaboratif. Il régit les activités qui visent en particulier la mobilisation de nouvelles sources de financement au profit des jeunes porteurs de projets et TPE, le soutien aux activités génératrices de revenus et d’emplois ainsi que la libération du potentiel créatif et culturel des jeunes.

Ce projet a été adopté au niveau de la Commission des finances et sera programmé en plénière de la Chambre des représentants cette semaine. Plus connu sous le terme anglophone, le Crowdfunding est un mode de financement de projets qui permet de collecter des fonds, généralement de faible montant, auprès d’un large public, principalement en vue de financer l'entreprenariat des jeunes et l'innovation.

Ce nouveau mode de financement opère à travers des plateformes internet permettant la mise en relation directe entre les porteurs de projets et les contributeurs. Ces activités prennent trois formes de financement à savoir, le prêt, l’investissement en capital et le don.

M.C.

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