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Dossier Spécial

Rétro 2019 : Ces entreprises marocaines qui s’en sortent malgré la conjoncture

Par L'Economiste | Le 02/01/2020 | Partager

Malgré une conjoncture assez difficile, de nombreuses entreprises ont pu se démarquer en 2019. L’année a été ponctuée par plusieurs événements: démarrage de l’usine PSA Kénitra, première année test du train à grande vitesse, la montée en capacité de Somaca ou encore l’annonce du canadien Bombardier de céder ses activités à Casablanca. 2019 a également été marquée par la démission du président de la CGEM. Un événement qui a perturbé le milieu des affaires.

■ L’OCP fête ses 100 ans en 2020

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Le groupe OCP fête ses 100 ans en juin 2020. Un événement historique qui retrace les prouesses du premier groupe employeur du Maroc (23.000 salariés). Sur le plan des exportations, le phosphatier arrive en tête du marché mondial. Fleuron de l’industrie nationale, l’OCP est la plus importante entreprise industrielle du Maroc. Forte de 100 ans, le groupe ne prend pas une seule ride. Au contraire, il rajeunit au fil des ans. De plus il amorce une vaste politique de transformation (digitalisation, process, extraction, production, ingénierie, commercial, RH, flux à l’export...). De nouvelles réalisations de grande envergure en matière d’équipement et d’organisation industrielle attestent du souci constant, voire de l’obsession de l’entreprise de se
maintenir à l’avant-garde du progrès. Le groupe explore constamment des gisements d’amélioration de sa productivité et de sa compétitivité. Premier exportateur mondial de phosphates, l’OCP met en oeuvre tous les moyens pour assurer à la terre et au sol une production sans cesse accrue (engrais). En 2018, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 55,9 milliards. Dernier fait marquant de l’entreprise en 2019, la création d’une alliance pour le développement du tourisme et de l’hôtellerie au Maroc. Le  groupe détient désormais la majorité des actifs de La Mamounia. A travers cette alliance avec l’ONCF et le Fonds Hassan II, l’OCP conforte sa stratégie d’investissement dans l’hôtellerie. Par ailleurs, il compte lancer de nouvelles filières dédiées à la formation dans le tourisme et hôtellerie à l’UM6P.

                                                                                    

■ RAM: Une stratégie de développement audacieuse

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Royal Air Maroc rejoint en mars 2020 le réseau mondial Oneworld. Une alliance mondiale prestigieuse composée de 13 compagnies membres. Ce réseau permet l’accès à 13 nouveaux hubs, 1.035 destinations dans 164 pays. Un marché de 528 millions de voyageurs par an transportés par 3.500 appareils. Cela permettra aux passagers RAM d’accéder à 650 salons à travers le monde. Cette alliance permettra aux clients de bénéficier d’une série d’avantages (Miles), des correspondances optimisées, une synchronisation  des vols, voire un alignement avec les meilleurs standards, en plus d’une communication ciblée et une promotion d e l a des- tination Maroc envers 528 millions de clients et autant de touristes potentiels. Il y a quelques mois, le PDG de RAM a dévoilé un ambitieux programme de développement. L’objectif est de passer à un statut de transporteur global orienté clients avec un rythme soutenu et une croissance supérieure. Ce qui nécessite le doublement de la flotte, le renforcement des destinations (120 au lieu de 103), des bases touristiques, des bases domestiques, des alliances... D’où l’urgence de signer un contrat-programme avec l’Etat. L’enjeu est stratégique pour l’avenir ou encore la survie de la compagnie: il s’agit de doubler la taille ou disparaître!

                                                                                    

■ CDG: 76 milliards de DH investis en 10 ans!
Le groupe CDG a investi 76 milliards de DH les 10 dernières années. Aménagement  urbain, tourisme, immobilier, zones industrielles, parcs offshoring, industrie, finance... Les programmes ont porté sur différents domaines et secteurs d’activité via des projets d’envergure nationale. Et c’est incontestablement l’immobilier qui a absorbé la part du lion en termes de fonds injectés. A lui seul, ce secteur a bénéficié de 30 milliards de DH. L’aménagement urbain revêt également un caractère stratégique auprès de la CDG. Il a absorbé 18 milliards de DH. Par ailleurs, 12,5 milliards de DH sont allés au tourisme les 10 dernières années. Le gros de l’investissement a porté sur le développement de deux stations balnéaires (Saïdia et Taghazout). La Caisse de dépôt et de gestion accorde une importance capitale à l’industrie. De 2008 à 2018, elle a consacré  5,8 milliards de DH à l’aménagement-développement de zones industrielles de nouvelle génération et autres parcs de l’offshoring.

                                                                                    

■ PSA: La Peugeot 208 pour commencer...

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Le mois de juin 2019 a été marqué par l’inauguration officielle de l’usine PSA Kénitra. Un pôle industriel d’envergure internationale. Le site de la localité d’Ameur Seflia démarre fort avec la production de la Peugeot 208 made in Maroc. Un best-seller de la marque au lion. Le constructeur automobile français a dévoilé une usine aux standards internationaux avec une capacité de production de 100.000 véhicules par an et un taux d’intégration locale de 60%. Un investissement global de 560 millions d’euros. Dès 2020, les capacités devront accélérer progressivement pour atteindre la barre des 200.000 unités par an.

                                                                                    

■ ONCF: L’an 1 du TGV!

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L’ONCF se réjouit du premier bilan positif de la ligne à grande vitesse. En effet, un an après la mise en service du TGV, tous les indicateurs sont au vert. Mieux, les performances du Boraq dépassent les attentes, précise le management. Le premier TGV de l’Afrique a transporté les 10 premiers mois de 2019 plus de 2,5 millions de voyageurs. Au total, les passagers ont été transportés par 7.000 trains avec une moyenne journalière de 8.250 voyageurs. Le taux de ponctualité aura été de 97%. Prochain défi, le TGV qui devra relier Casablanca à Agadir via Marrakech. Un marché gigantesque suscite déjà les intérêts d’entreprises chinoises et françaises.

                                                                                    

■ 2M condamnée à un nouveau modèle économique
Chute libre du chiffre d’affaires, fuites de budgets publicitaires, offensive des chaînes satellitaires du Moyen-Orient…la survie de la Soread-2M est sérieusement menacée. Selon les magistrats de la Cour des comptes, «l’ensemble des agrégats comptables et financiers de la Soread sont alarmants». La valeur ajoutée représente moins de 50% des charges d’exploitation. Depuis 2008, la chaîne ne réalise que des résultats déficitaires. 2M a subi une perte moyenne annuelle de 98,4 millions de DH entre 2008 et 2017. Des pertes sèches qui sont la conséquence directe de l’importance des charges par rapport aux produits. Désormais, avec l’offensive des chaînes du Moyen-Orient, MBC5 notamment, les budgets pour l’audiovisuel de la chaîne marocaine devront encore chuter. Pareil pour la SNRT ou encore Médi 1 TV... Lesquels vivotent grâce aux subventions de l’Etat. Prise en étau, jusqu’où la deuxième chaîne de télévision généraliste semi-publique marocaine, naviguera à vue?
M.Ko.

                                                                                    

Somaca: Bientôt une capacité de 200.000 véhicules!

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Alors que tout le monde pariait, il y a quelques années, sur la fermeture de l’unique usine automobile de Casablanca... Somaca a finalement démenti les pronostics. En effet, la Société marocaine de construction automobile (Somaca) a dépassé, pour la première fois en 2019, le cap de 100.000 voitures de capacité installée. Le constructeur a tablé sur un volume de production de l’ordre de 93.000 véhicules (Logan, Sandero et Stepway). Pour rappel, en 2018, le site a produit 83.429 unités. La cadence moyenne en 2019 a été de l’ordre de 380 voitures par jour! Renault Tanger et Somaca exporte des voitures vers 78 pays. A elle seule, Somaca exporte ses véhicules vers une dizaine de pays. De sources proches du management, l’usine de Casablanca s’est fixée l’objectif de monter assez rapidement à un volume de 200.000 voitures par an.

                                                                                    

■ Aéronautique: Bombardier quitte le Maroc

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2019 a été marquée par l’annonce du groupe canadien Bombardier de céder ses activités à Casablanca et Belfast. Une annonce qui a suscité plein de spéculations auprès des médias et professionnels de l’aéronautique. Finalement, le groupe américain Spirit Aerosystems a signé récemment un purchasing agreement (contrat d’achat) pour l’acquisition des 3 sites Bombardier à Casablanca, Belfast et Dallas. L’acquisition devrait être finalisée d’ici le premier semestre 2020. Par ailleurs, l’extension du site Bombardier de Casablanca est en cours. Ce qui permet de développer les capacités avec une superficie qui passe de 10.000 à 25.000 m² et des effectifs de 850 salariés (au lieu de 350). L’objectif étant d’arriver à un millier d’emplois à terme.
A.R.

■ Renault Maroc pulvérise les records de production

Renault Maroc (les sites de Tanger et Casablanca) bat chaque année ses propres records de production. L’usine de Tanger a tourné en 2019 autour de 340.000 unités. S’y ajoutent quelque 100.000 pour Somaca. Soit un total de 440.000 véhicules produits en un an. L’usine de Tanger fournit aussi d’autres unités de production du groupe avec des éléments préfabriqués de Lodgy et de Sandero qui sont montés dans des pays comme l’Inde ou la Russie.

■ CGEM: L’après Mezouar s’annonce difficile

Les premiers mois qui ont suivi la démission tonitruante de Salaheddine Mezouar auront été traumatisants pour la communauté des affaires, les membres de la CGEM et les chefs d’entreprises. Pour preuve, les successeurs ne se bousculent pas au portillon de la future présidence. Finalement, le patronat a opté pour une candidature unique, celle de Chakib Alj (minotier) et Mehdi Tazi (assureur). Ainsi, la campagne électorale est sans suspense, voire sans enjeux puisque les résultats sont connus d’avance. Au binôme Alj/Tazi de relever le challenge de rétablir la confiance, repositionner les PME-PMI et les régions au coeur des préoccupations de la centrale patronale.

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