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    Otan: Un 70e anniversaire très tendu

    Par L'Economiste | Edition N°:5647 Le 04/12/2019 | Partager
    Trump tacle Macron avant le début du sommet
    Poutine souhaite coopérer malgré le comportement «grossier» de l’Organisation
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    Le président américain Donald Trump a qualifié mardi de «très insultant» le jugement de «mort cérébrale» porté par son homologue français, Emmanuel Macron (Ph. AFP)

    Alors que démarre le sommet des 70 ans de  l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) à Londres, le président américain, Donald Trump, a exprimé son mécontentement quant aux propos de son homologue français sur l’état de «mort cérébrale» de l’Organisation.

    Il a qualifié le jugement d’Emmanuel Macron de «très insultant». C’est un avis «très, très méchant à l’adresse de 28 pays», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, tenue hier mardi avant le début du sommet. Ces termes selon Trump sont «très dangereux» pour la  République. «Personne n'a besoin de l'Otan plus que la France», a-t-il déclaré. Stoltenberg a lui aussi exprimé son désaccord avec Emmanuel Macron. «Il ne faut pas mettre en doute l'unité et la volonté des alliés de se défendre les uns les autres», précise-t-il.

    De son côté, Macron maintient «totalement» sa critique. Il a aussi souligné que les deux derniers sommets ont été «uniquement consacrés à savoir comment on pouvait alléger le coût financier pour les Etats-Unis, tandis que des questions stratégiques sur la paix en Europe, la relation avec la Russie, le sujet de la Turquie... n’ont pas été résolues».

    Cet anniversaire s'annonce peu festif. 70 ans après sa création, l'Alliance est confrontée à de nouveaux défis tels que la montée en puissance de la Chine et la militarisation de l'espace, en plus de relations difficiles avec la Russie qui montre ses muscles sur son flanc Est.

    Hormis les attaques contre la France, Donald Trump, qui depuis son élection pousse ses alliés à augmenter leurs budgets militaires pour partager davantage le fardeau, a lancé une nouvelle charge contre les "mauvais payeurs" de l'Otan, notamment l'Allemagne. Le milliardaire tient à maintenir la pression sur les alliés pour leur faire respecter leur engagement de consacrer 2% de leur PIB pour la défense à l’horizon 2024. En 2019, seuls 9 pays des 29 membres de l'Otan l’ont fait.

    Vladimir Poutine a, pour sa part, annoncé vouloir coopérer avec l’Otan, malgré son comportement «pas correct, voire grossier». «Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre volonté de coopérer avec l'Otan, sur des menaces réelles comme le terrorisme international, les conflits armés locaux et le danger de la prolifération des armes de destruction massive». Le Kremlin a de nombreuses fois reproché à l'Alliance atlantique d'avoir continué à s'agrandir malgré des promesses faites, selon Poutine, avant la chute de l'URSS.

    T.E.G. avec agences

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