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    Economie

    PLF 2020: Clarification sur l’endettement

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5628 Le 04/11/2019 | Partager
    La dette du Trésor est de 65% par rapport au PIB, selon le FMI
    Le 91% du PIB ne correspond pas aux normes internationales, selon Benchaâboun
    Le coût de la LPL estimé à 90 millions de DH pour la période 2018-2020
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    Les crédits inscrits au titre des intérêts et commissions de la dette publique est un boulet au pied du gouvernement. Pour 2020, ils devront progresser de 3,54%, pour s’établir à 29,023 milliards de DH

    Dans les discussions article par article au sein de la Commission des finances, les députés mettent souvent l’accent sur les investissements publics dont le montant atteindra 198 milliards de DH en 2020. Ils ont tendance à négliger les dépenses d’investissement du budget général qui a augmenté de 4,8 milliards de DH pour s’établir à 78,2 milliards de DH en 2020 contre 73,3 milliards au cours de cette année. Mohamed Benchaâboun est là pour le leur rappeler.

    Dans cette enveloppe, le ministre a consacré 2 milliards de DH pour le financement de nouveaux projets dont notamment le CHU de Laâyoune et le port de Dakhla. Un autre milliard de DH servira aux transferts financiers en faveur des régions. Le budget général comporte également 450 millions de DH, destinés au financement des programmes de la 3e tranche de l’INDH.

    A cela s’ajoute 1 milliard de DH pour le Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat dont le montage est en cours de finalisation. L’initiative de la création de ce fonds vient en réponse à l’appel royal lors du discours d’ouverture du Parlement le 11 octobre dernier. Le Souverain avait exhorté les banques à s’impliquer dans la dynamique de développement, à travers le financement des projets des jeunes diplômés.

    Le mot d’ordre: simplifier et faciliter l’accès aux crédits aussi aux PME exportatrices, notamment vers l’Afrique. Le nouveau mécanisme porte sur la création d’un fonds qui sera doté de 6 milliards de DH sur trois ans, la moitié viendra du budget de l’Etat et l’autre moitié du système bancaire. Cette opération s’inscrit en partenariat entre le ministère de l’Economie et des Finances, Bank Al-Maghrib, et le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM).

    Le ministre a accordé une place de choix à la dette. Ainsi,  le niveau d’endettement est loin de la ligne rouge fixée par le FMI pour les pays émergents et qui est de 70% du PIB. En tout cas, à la fin de 2018, la dette du Trésor est restée au niveau de 65,3%. Pour lui, il est important de clarifier quelques notions au sujet de la dette publique. Sur le volume de la dette publique, les statistiques avancées par certains opérateurs, sans les mentionner, restent limitées.

    Les significations sont également différentes. Pour lui, et selon les normes internationales en la matière, le volume de la dette du Trésor se situe autour de 65% du PIB tandis que le volume de la dette des établissements publics est à 55% du PIB.

    Ainsi, «le chiffre utilisé au sujet de la dette publique par rapport au PIB, soit 91%, ne correspond pas aux critères internationaux, y compris ceux utilisés par le FMI. Il ne peut donc être accepté comme un indicateur pour comparer ou analyser la capacité d’un pays à supporter davantage l’endettement», a martelé Mohamed Benchaâboun. D’ailleurs, le recours à l’endettement n’est possible qu’après l’autorisation du Parlement.

    Au cours de ces débats, plusieurs députés ont abordé le renouvellement de la ligne de précaution et de liquidité (LPL). Une occasion pour le ministre d’apporter les clarifications nécessaires. Ainsi, le Maroc a conclu avec le FMI 4 accords relatifs à la LPL d’une durée de 2 ans chacune.

    Le montant de ces accords a progressivement diminué en passant de 6,2 milliards de dollars en 2012 à 3 milliards en 2018. Cette réduction s’explique essentiellement par la confiance de cette institution internationale dans les réformes engagées par notre pays, dans le renforcement des fondamentaux de son économie et de sa résilience aux chocs extérieurs. Pour lui, la signature de ces accords a permis de donner plus de confiance aux investisseurs et aux partenaires financiers internationaux.

    Idem pour les agences de notations internationales, particulièrement sur les perspectives économiques et financières tracées par le Maroc. Ces accords ont également contribué à la mobilisation des financements extérieurs sur le marché financier international à des conditions satisfaisantes.

    «Malgré l’amélioration des équilibres des finances publiques», les perspectives de l’économie nationale sont menacées par d’éventuels risques extérieurs, liés notamment à la hausse du cours du pétrole dans le marché international, les tensions géopolitiques et le ralentissement de la croissance dans la zone euro.

    «C’est pour ces raisons que nous avons demandé au FMI de renouveler la LPL pour deux années supplémentaires», a souligné le ministre. Le coût de cette ligne a baissé de manière significative pour s’établir à 90 millions de DH pour la période 2018-2020. En contrepartie, la LPL contribue à baisser le coût de l’emprunt sur le marché financier international.

    Les deux principes

    Dans l’endettement, le gouvernement est tenu de respecter deux principes. Le premier consiste à orienter les ressources en provenance des emprunts vers les projets d’investissement en plus du refinancement de la dette. C’est pour cela que la loi organique des finances comporte une règle d’or: le produit des emprunts ne peut dépasser la somme des dépenses d’investissement et du remboursement du principal de la dette au titre de l’année budgétaire. Le gouvernement peut procéder aux opérations nécessaires à la couverture des besoins en trésorerie. Le second est faire l’arbitrage entre les sources de financement intérieures et extérieures pour obtenir les meilleures conditions pour bénéficier du moindre coût possible, avec la réduction des risques liés aux changements des taux d’intérêt et de change.

    Mohamed CHAOUI

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