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    International

    Liban: Une série de réformes pour calmer la rue

    Par L'Economiste | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    Un budget 2020 sans impôts supplémentaires
    Grand soutien à la tenue d’élections anticipées

    Confronté à une contestation populaire inédite, le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé hier lundi l’adoption d’une série de réformes et du budget 2020. Lesquels étaient retardés ou bloqués par les divisions au sein de la coalition gouvernementale. Ces mesures ont été annoncées à l’issue d’une réunion extraordinaire du gouvernement.

    Le Premier ministre libanais a notamment promis un budget 2020 sans impôts supplémentaires pour la population qui ira de pair avec un déficit de 0,6% du PIB. Il a aussi annoncé une baisse de 50% des salaires du président et des ex-présidents, des ministres et des députés, ainsi que de nouvelles taxes sur les banques.

    «J’ai donné un délai aux partenaires au sein du gouvernement pour mettre en marche un minimum de mesures essentielles et nécessaires», a affirmé Hariri. Ceci quelques heures avant l’expiration d’un ultimatum de 72 heures qu’il avait fixé aux membres de son gouvernement pour approuver son plan.

    Déclenché il y a quelques jours, le mouvement de contestation réclame le départ de l’ensemble de la classe politique. Celle-ci serait, selon les contestataires, «incapable de trouver des solutions à la grave crise économique et sociale qui perdure».
    D’autre part, le Premier ministre libanais a annoncé son soutien à la tenue d’élections anticipées réclamées par les manifestants.

    Les dernières législatives ont eu lieu en mai 2018. Il a affirmé aussi que l’adoption de réformes clés par son gouvernement ne visait pas à mettre fin au mouvement de protestation. «Ces décisions n’ont pas été prises en vue d’un marchandage», a indiqué Hariri.

    Les slogans des manifestants n’épargnent aucun dirigeant politique, dont certains semblaient pourtant jusque-là intouchables. Si certains reprennent les cris de ralliement des Printemps arabes, «Révolution, révolution!» ou «le peuple veut la chute du régime», d’autres visent des leaders longtemps craints et respectés pour leur pouvoir.

    Le mouvement s’accompagne de revendications économiques plus globales. Banques, universités et écoles sont restées fermées, paralysant à nouveau le pays. La situation a continué de se dégrader pour les Libanais, toujours confrontés à d’incessantes coupures d’eau et d’électricité 30 ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).

    La colère populaire a éclaté avec l’annonce surprise d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie Internet comme WhatsApp. La mesure a été rapidement annulée mais la contestation a continué de grandir.

    F. Z. T. avec agences

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