×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Taqa Morocco: Le prix de revient impacté par les cours du charbon

    Par Nadia DREF | Edition N°:5602 Le 27/09/2019 | Partager
    Le chiffre d’affaires consolidé en hausse de 8,2%
    Baisse spectaculaire de l’endettement en 4 ans

    En dépit de la hausse des cours du charbon sur le marché international et de la pression qu’elle exerce sur les prix de revient, Taqa Morocco arrive à tirer son épingle du jeu. Le premier producteur privé de l’électricité affiche de bons agrégats financiers.

    A fin juin, le chiffre d’affaires consolidé s’est apprécié de 8,2% atteignant 4,5 milliards de DH. Une évolution que le management explique par la bonne tenue opérationnelle de l’ensemble des 6 unités dont le taux de disponibilité a progressé à 96,1% contre 93,14% un an auparavant. «Une amélioration portée par une politique de maintenance prédictive renforcée», a souligné Abdelmajid Iraqui Houssaini, président du directoire.

      La production globale s’est élevée à 7.946 GwH au premier semestre contre 7.658 GwH à fin juin 2018. Des performances qui placent l’énergéticien dans le top quartile mondial de gestion des coûts et de la maintenance. En revanche, le résultat d’exploitation consolidé a subi le poids de l’embrasement des cours du charbon. Il a fléchi de 5,5% à 1,24 milliard de DH. Le taux de marge opérationnelle consolidée s’est établi à 27,5% contre 31,5% un an auparavant.

    L’Ebitda s’est déprécié de 3,8% (1,7 milliard de DH). Pour ce qui est du résultat financier, il affiche une amélioration de 10,3% suite à la baisse des charges d’intérêts. Le résultat net part du groupe est passé de 543 millions de DH à 507 millions au 30 juin (-6,5%). Il en découle un taux de marge nette consolidée de 14,6% au cours des six premiers mois contre 16,8% durant la même période de 2018.

    Le premier semestre a été également marqué par l’amélioration de l’endettement ainsi que du besoin en fonds de roulement consolidés de la société, une tendance relevée depuis 2014. Avec un gearing de 50%, le groupe a amélioré sa capacité d’endettement.

    La dette est en baisse continue passant de 12,83 milliards de DH en 2014 à 9,21 milliards de DH pour des fonds propres de 6 milliards de DH. Par ailleurs, le besoin en fonds de roulement est également maîtrisé à hauteur de 809 millions de DH.

    «Le groupe dispose d’une capacité à générer un niveau de trésorerie excédentaire pour soutenir la croissance de son activité», confirme le management. Le coût de l’énergie pénalise l’entreprise qui assure environ 50% de la production nationale d’électricité. «Le prix du charbon est glissant depuis la fin de l’année. Nous sommes obligés de sécuriser nos approvisionnements sur 12 à 24 mois. Nous n’arrivons pas à avoir une visibilité sur le long terme», ajoute le président du directoire.

    Taqa Morocco s’approvisionne en charbon à basse teneur de soufre et dispose de stations de contrôle de qualité de l’air. L’énergéticien répond aux normes strictes de la Banque mondiale et a investi 200 millions de DH en installations de traitement des rejets liquides et des fumées avec un budget annuel environnemental de 30 millions de DH.

    Perspectives de développement

    Le management reste serein quant aux perspectives d’avenir. Le groupe compte poursuivre l’exécution de ses orientations stratégiques avec la priorité de développer de nouveaux projets d’énergies renouvelables pour accompagner le mix énergétique au niveau national. Il projette de développer une ferme éolienne de 200 MW dans le Nord. «Nous sommes également à la recherche d’autres sites qui pourront abriter de nouvelles centrales», révèle le président du directoire. Le groupe est également en train d’étudier différentes opportunités en Afrique subsaharienne, notamment la mise en place d’une centrale à gaz cycle combiné.

    Nadia DREF

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc