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    Politique

    RNI: Akhannouch réaffirme ses ambitions pour 2021

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5598 Le 23/09/2019 | Partager
    La participation de la jeunesse, un potentiel à exploiter
    Plus de 5.000 jeunes en conclave à l’université d’été à Agadir
    Confiance, citoyenneté…en priorité
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    «Mobiliser les jeunes pour une participation politique citoyenne». Telle est la thématique de cette 3e université d’été du RNI qui s’est tenue les 20 et 21 septembre à Agadir, avec la participation de plus de 5.000 jeunes. Aziz Akhannouch, président du parti, en a profité pour réaffirmer ses ambitions pour 2021… «D’où notre engagement à préparer la relève», dit-il (Ph YSA)

    Rien, ni personne, ne semble freiner l’ambition de Aziz Akhannouch de briguer la première place aux législatives de 2021. Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) s’est imprégné d’un discours mobilisateur et confiant, vendredi dernier, à l’occasion de l’ouverture de la 3e édition de l’université d’été de la jeunesse indépendantiste.

    «Il ne faut jamais déprimer ou perdre espoir. Bien au contraire, il faut se mobiliser pour bâtir ensemble notre pays et lui préserver un avenir meilleur», a noté d’emblée le patron du parti de la Colombe.

    Devant plus de 5.000 jeunes venant de différentes régions du Royaume, Akhannouch n’a qu’un objectif: «poursuivre les réformes en application des orientations royales». «Mais, vous l’avez remarqué, depuis plus d’une semaine, je suis victime d’attaques virulentes et malsaines… Celles-ci ne m’étonnent plus, car j’ai choisi la voie de travailler, œuvrer pour la bonne éducation, l’amélioration de l’offre de soins, et le développement en général», renchérit Akhannouch.

    Lequel fait référence au dernier rapport de la Cour des comptes qui a critiqué la gestion de certains établissements relevant du département de l’Agriculture. «Une critique qui est accompagnée de surenchères malsaines, que nous avons unanimement dénoncé au Bureau politique (BP) du parti, car nous considérons l’effort colossal et le dévouement de notre président engagé corps et âme dans sa mission de ministre de l’Agriculture», a déclaré Anis Birou, membre du BP.

    Akhannouch, lui, s’est montré ironique et émotionnel, rigoureux et affirmatif. Bref, comme un monstre politique, armé de courage, convictions, et volonté. «Avez-vous vu la couverture qu’ils m’ont réservé ce week-end (ndlr; de l’hebdomadaire Telquel) assis confortablement sur un fauteuil au milieu des eaux, et tenant un parapluie?», interroge le leader du RNI.

    Et d’ironiser: «ils se sont trompés d’adresse…car, étant ministre de l’Agriculture, j’aime la pluie qui fait du bien à nos récoltes…ils auraient dû alors s’en passer du parapluie». A ceux qui le croyaient affaibli par ces attaques, il inflige: «sachez que notre meilleure réponse est la tenue de ce genre de rencontre, avec autant de jeunes et dont le nombre doublera certainement l’année prochaine pour passer à 10.000 participants. Lesquels seront tous plein d’énergie, volonté, et courage».

    «Notre devise est d’inculquer les valeurs de la citoyenneté et contrer l’obscurantisme par le développement et la confiance en l’avenir», ajoute Akhannouch. Il insinuera au passage que la jeunesse Pjdiste (sans la nommer) est utilisée à des fins politiciennes, «comme pour ce fameux boycott dont les instigateurs sont désormais connus». «Ce qui est malheureux, c’est qu’il y a des partis qui utilisent leurs jeunes comme bâtons pour matraquer les gens qui réussissent…

    Au RNI, c’est tout le contraire, nous formons notre jeunesse en vue de préparer la relève pour le gouvernement de 2021», rétorque le président du RNI sous un tonnerre d’applaudissements et de cris d’encouragement. Ce dernier n’hésitera pas de rappeler son parcours, traversé de chagrin et de réussite. «En 1960, dix membres de ma famille, dont mes deux frères ainés, avaient péri dans le séisme d’Agadir. Lors de ce triste épisode, je n’étais pas encore né», raconte-t-il.

    Toutefois, on lui a rapporté que «sa maman et sa sœur étaient restées coincées, pendant plusieurs heures, sous les décombres, avant qu’elles ne soient sauvées». Son père décide alors de «tout reconstruire grâce à l’espoir, le travail et le sourire d’une maman qui a donné naissance à Aziz un an plus tard (1961)». «Je me rappelle encore de ce sourire qui n’a plus quitté ma mère jusqu’à sa mort. Mon père aussi est décédé…Que Dieu ait leurs âmes».

    A travers l’histoire de sa famille, Akhannouch a voulu montrer qu’il y a toujours une lueur d’espoir, y compris en politique. Lui-même était un petit élu d’une commune, puis président des conseils provincial et régional, ensuite ministre et président d’un parti. Un parcours remarquable qui pourrait inspirer les jeunes d’aujourd’hui. «Il faut seulement s’imprégner de la rigueur et du franc parler», leur a-t-il conseillé.

    Pour ce dernier volet, le ministre de l’Agriculture ne cache pas que «ses enfants sont inscrits à l’école américaine et qu’il veut un enseignement de qualité, basé sur les langues vivantes et les sciences pour tous les enfants marocains». D’où d’ailleurs son combat pour la loi-cadre.

    Car, selon lui, l’ouverture sur les langues et le développement des savoirs conduisent in fine au marché du travail. «Et c’est ce que demandent les jeunes: travailler, avoir une maison, et fonder une famille… les guerres politiciennes et le double langage ne les intéressent pas», conclut-il.

    Remaniement: Le RNI reste  au gouvernement

    Même si la configuration de la prochaine équipe d’El Othmani n’est pas encore connue, le RNI restera dans le gouvernement remanié. C’est Aziz Akhannouch qui l’affirme. Pour lui, «la bataille du développement du pays est très importante et il n’y a pas de raison pour qu’un parti riche par ses compétences de ne pas y participer». Sur un autre registre, le président du RNI a appelé les Marocains à participer massivement dans les débats d’idées, rehausser le discours politique, et se mobiliser pour réussir le pari des législatives de 2021. «Si vous voulez que le RNI gouverne les secteurs sociaux (santé et éducation), donnez-nous le feu vert et nous serons au rendez-vous comme pour l’économie, l’industrie, l’agriculture et bien d’autres domaines…», appelle-t-il.

                                                                          

    Pourquoi la jeunesse?

    Si le patron du RNI a choisi la jeunesse comme sujet de discussion, c’est qu’il estime que l’engagement des jeunes est indispensable au renouveau du Royaume. Sans leur participation, le modèle de développement ne pourrait pas réussir, comme l’ont d’ailleurs indiqué Moulay Hafid Elalamy, Rachid Talbi Alami, Lamia Boutaleb et Mohamed Oujjar. Ils en ont aussi profité pour exprimer leur profonde préoccupation, dans leurs départements respectifs.

    Ainsi, Elalamy qui «veut doper l’industrie, se dit rassuré sur la création progressive des 500.000 emplois promis par le plan d’accélération industrielle». En outre, «militer pour l’épanouissement des jeunes qui demandent une qualité de vie meilleure» est la priorité de Talbi Alami. De son côté, Lamia Boutaleb reste confiante quant au développement du tourisme. Pour elle, «grâce à ses jeunes, notre Royaume dispose d’un vrai potentiel. Il faut juste les former et les encourager à y rester».

    «De plus, la fuite des cerveaux ne devrait plus être un sujet tabou…il faut déterminer les causes et penser les solutions adéquates», martèle la secrétaire d’Etat en charge du Tourisme. «Ils seront de plus en plus enthousiastes grâce à la justice sociale, le droit et les libertés individuelles», tempère Oujjar.

    Youness SAAD ALAMI

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