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    Economie

    Patrimoine des ménages: 395 milliards de DH thésaurisés en banques

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Retraités de l’inflation, leurs avoirs sont peu productifs
    658 milliards de DH sur un patrimoine financier global de 791 milliards
    En moyenne, chaque ménage détient 61.391 DH nets
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     En moyenne, chaque ménage dispose d’un patrimoine financier équivalent à 108.152  DH. Retraité des dettes (crédits bancaires essentiellement), ce montant revient à 61.391 DH. La structure des avoirs des ménages démontre qu’ils sont extrêmement prudents avec plus de 658 milliards de DH de dépôts bancaires

    Les ménages marocains ont accumulé 791 milliards de DH de patrimoine financier à fin 2018, soit 71% du PIB. Il a augmenté de 4,4% en 2018, relève Bank Al-Maghrib dans le rapport sur la stabilité financière. Ici, la notion de patrimoine est très limitée puisqu’elle exclut les biens immobiliers, les voitures, les bijoux, les œuvres d’art ou autres actifs non financiers.

    En ne prenant en compte que le patrimoine financier, la banque centrale ne donne qu’un aperçu de la situation des ménages. Même là encore, c’est une vue d’ensemble qui ne permet pas d’apprécier la diversité des situations. Le patrimoine n’est pas le même selon la catégorie professionnelle, la tranche d’âge, selon qu’on soit propriétaire ou locataire...

    En moyenne, chaque ménage dispose d’un patrimoine financier équivalent à 108.152 DH. Retraité des dettes (crédits bancaires essentiellement), ce montant revient à 61.391 DH. La structure de ces avoirs démontre que les ménages sont extrêmement prudents avec plus de 658 milliards de DH de dépôts bancaires. Les montants dans les comptes à vue culminent à 395 milliards de DH alors que les placements dans les compte sur carnet s’élèvent à 156 milliards de DH.

    La baisse des rendements de ce dernier en fait une ressource quasi gratuite pour les banques. Par contre, pour les ménages, c’est beaucoup d’argent qui ne rapporte rien et ne permet pas de dynamiser la croissance de leur patrimoine. Même les dépôts à terme, qui totalisent un encours de 99 milliards de DH, sont moins attractifs qu’auparavant. 

    En neuf ans, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 mois et 1 an ont baissé respectivement de 0,65 point et 0,72 point. Toutefois, la baisse du coût de la ressource pour les banques pourra profiter aux emprunteurs lorsqu’elle est répercutée. Ces dernières années, le taux d’intérêt appliqué aux crédits est sur une tendance baissière.

    Sur les actifs un peu plus rémunérateurs, les ménages sont très sélectifs. Les montants placés dans les contrats d’assurance-vie ont atteint 71 milliards de DH en 2018. Les difficultés des régimes de retraite ont poussé à une plus grande prise de conscience sur une bonne préparation de la retraite.

    Cela dit, le succès de l’assurance-vie ces dernières années s’explique par sa fiscalité, mais aussi le besoin pour certains parents de préparer leur succession surtout dans les familles où il y a des filles. Par ailleurs, l’assurance-vie constitue un refuge pour certains dirigeants d’entreprise contre les avis à tiers détenteurs, dans la mesure où ce produit est insaisissable.

    Environ 7% du patrimoine des ménages est investi dans les valeurs immobilières. Les actions et les titres d’OPCVM représentent 90% de ce portefeuille. Actifs en Bourse au milieu des années 2000, les ménages se sont détournés du marché avec la crise ces dernières années. La rareté des introductions en Bourse, des opérations qui mobilisent les investisseurs personnes physiques, a aussi accentué ce mouvement.

    Le taux d’endettement moyen à 30%

    Les crédits (consommation et habitat) absorbent en moyenne 30% des revenus des ménages, selon une enquête de Bank Al-Maghrib portant sur plus de 225.000 dossiers de crédits à la consommation. La charge de la dette par rapport au revenu est restée relativement stable sur les cinq dernières années. Cependant, la situation est contrastée selon les catégories socioprofessionnelles notamment. Le taux d’endettement moyen des fonctionnaires ressort à 32,3% alors qu’il s’établit à 28,5% pour les salariés. Pour les professions libérales, le ratio dette/revenu se situe à 28,9% et 27,1% pour les retraités. Le taux d’endettement d’1/4 de l’échantillon dépasse 40%. Dans cette population, 39,5% ont une charge de dette qui varie entre 51 et 70% de leurs revenus. Dans 1 cas sur 6, le taux d’endettement est supérieur à 70%. Idéalement, la charge de la dette pour un ménage qui est propriétaire devrait se situer aux alentours de 55%, recommandent les experts. Elle ne devrait pas dépasser 40% pour ceux qui n’ont pas encore un crédit immobilier.

    F.Fa

     

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