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    Changer de cursus après un bac+1, possible?

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Les passerelles existent, mais sous conditions
    Rectifier le tir le plus tôt possible est le mieux
    Orientation et réorientation, des dispositifs prévus par la nouvelle réforme

    Trop peu de Marocains le savent mais il est possible de rectifier le tir en cas de mauvaise orientation. Et le plus tôt possible est le mieux. La nouvelle réforme pédagogique prévoit d’ailleurs les facteurs d’orientation et de réorientation. Si ces dispositifs sont encore en discussion, ils ouvrent de nouveaux et positifs horizons. Car la vie ne fait que commencer pour les bacheliers et il faut pourtant savoir quelle carrière emprunter. Changer de cursus est donc possible, et sans perdre ses acquis. Pour autant, il y a des conditions. Les écoles spécialisées ouvrent en effet leurs portes aux Bac+1 (et bien sûr au-delà) après diverses commissions et test. « Si nous privilégions ceux qui ont fait leur première année dans une filière informatique, les autres peuvent aussi présenter leur dossier à notre commission pédagogique qui évalue l’équivalence entre nos matières et celles enseignées dans le précédent établissement», explique le directeur général de Supinfo, Amine Zniber. Il leur faudra aussi passer les barrières de la procédure ministérielle, qui valide -ou non- les admissions parallèles. «Nous avons réalisé une étude auprès de nos étudiants qui démontre que 80% des échecs post-bac sont dus à une mauvaise orientation» continue Zniber. Autre constat ressorti: 75% des nouveaux bacheliers de l’école supérieure d’informatique ont fait un choix de cursus par défaut. «Ils décrochent leur bac en juin, et en août ils ne savent toujours pas quelle école choisir. L’erreur est de ne pas réfléchir, en amont, à ses possibilités de carrière. Les jeunes font des choix par défaut, en fonction de leurs parents surtout» déplore le directeur général. 
    Mais réussir sa réorientation sans perdre cette première année d’études supérieures est un cas rare. En général, le gros du contingent refait son année dans le nouvel établissement. Il peut donc s’agir d’un mauvais départ sur une mauvaise route, mais aussi d’étudiants déterminés à partir étudier à l’étranger, et qui reviennent au pays au bout d’un an. Au moins, ils auront tenté l’expérience. Penser à sa deuxième chance doit se faire en fonction de ses envies et de ses capacités car le choix est large. Les filières comme les établissements se multiplient. Facultés, classes préparatoires, écoles spécialisées, supérieures, établissements de formation professionnelle… il faut donc prendre le temps de la réflexion. Pour ne pas faire deux fois la même erreur. 

    Et dans le public alors?

    En début d’année, les facultés publiques doivent gérer les demandes d’équivalence, au cas par cas. Beaucoup arrivent de classes préparatoires aux grandes écoles avec leur admission au concours national sous le bras. «L’ambition se heurte parfois à la réalité» avoue Hassan Hbid, doyen de la Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech. L’établissement applique les mêmes conditions en analysant la compatibilité des programmes, et propose à l’étudiant, si besoin, de refaire des modules peu ou pas acquis pour l’inscrire en 2e année. La non-maîtrise des langues étrangères est une conséquence importante de réorientation. Beaucoup d’étudiants en sciences sont déroutés car ils ne pratiquent pas le français. « Cette année, sur les 12.000 inscrits en première année à la faculté de droit en arabe, une grande partie d’entre eux sont détenteurs d’un bac scientifique. C’est très regrettable. Il est évident que ces étudiants perdent leur temps, font perdre du temps aux autres et de l’argent à l’Etat» continue le doyen. Une sélection par l’échec en quelque sorte. Alors beaucoup d’espoirs reposent sur cette nouvelle réforme de l’éducation, voulue pour éviter l’abandon des études en cours de route ou l’inscription dans des filières sans issues professionnelles.

     

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