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    International

    Vacances: Les Français préfèrent l'Afrique du Nord

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5544 Le 27/06/2019 | Partager
    Le Maroc progresse mais moins que la Tunisie
    Les chiffres de Seto
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    Le Maroc et la Tunisie figurent dans le top 5 des destinations privilégiées pour cet été. Attention, la concurrence nous rattrape…

    Maroc, Tunisie, Egypte, Turquie… les réservations des vacanciers français sont en forte progression pour cet été. En publiant le 25 juin ses résultats semestriels de la saison hiver 2018-2019 ainsi que les tendances de la saison été 2019, le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) confirme l’évolution très positive de l’activité. Le marché donne des signes positifs de reprise avec de premières réservations très encourageantes pour l’hiver 2019-2020.
    Pour cet été, la Tunisie et le Maroc se classent quatrième et cinquième dans le top 10 des destinations pour le moyen-courrier. Les réservations pour la Tunisie bondissent de 23%, avec plus de 80.000 clients, sans toutefois avoir encore retrouvé leurs niveaux d'avant le printemps arabe et les attentats. Pour le Maroc, les réservations progressent de 2% (près de 70.000). Les tour-opérateurs font également état d'un bond de l'Egypte (+102%), de la Jordanie (+238%) et de la Turquie (+59%).
    Cet été, les traditionnelles destinations d'Europe du Sud marquent le pas, dans un contexte de retard des prises de commandes dû à la crise des «gilets jaunes». La Grèce, première en volume pour les tour-opérateurs français, accuse une baisse de 8% pour ses îles et 6% pour sa partie continentale. Les îles espagnoles des Baléares et des Canaries se replient quant à elles respectivement de 13% et 14%. «Les réservations pour l'été ont subi un fort impact du mouvement des gilets jaunes. Ce n’est pas question de budget mais il y avait trop d'incertitudes», a fait savoir René-Marc Chikli, président du Seto, syndicat regroupant quelque 70 tour-opérateurs français.
    Les réservations pour la saison estivale n'ont ainsi retrouvé un début de croissance qu'à partir d'avril-mai. A fin mai, le carnet de commandes du secteur s'affichait en baisse de 3,7%, compensé cependant par une hausse de la recette unitaire (+3,8%).
    «Du coup nous sommes à l'équilibre, même si l’on revient de loin. Mais sans les gilets jaunes, nous aurions peut-être atteint en 2019 la même performance qu'en 2018, année qui avait battu tous les records», souligne Chikli.
    Si après une année record en 2018 (la meilleure de la décennie), les prises de commandes de la saison hiver 2018-2019 ont connu une belle dynamique jusqu’à mi-novembre et cela sur toutes les zones géographiques, la situation politique en France a inversé la tendance à partir de cette période. La croissance du moyen-courrier (+2,8%) est portée principalement par les pays du Maghreb dont la reprise se poursuit. Il s’agit notamment du Maroc (+10%) en 2e position du top 10, la Tunisie en 3e position (+31%), l’Egypte en cinquième qui poursuit sa reprise (+140%) et par la Finlande (+16%), nouvelle venue du top 10. Pour le long-courrier (-10,8%), l’Amérique du Nord (Etats-Unis, Mexique) a le vent en poupe, alors que les autres zones sont en baisse sur la plupart des grandes destinations.


    Contexte géopolitique

    Seto fait le point sur le contexte géopolitique ayant un impact sur la saison. Il faudrait s’attendre à des points «chauds» avec un risque de débordement (ex. USA-Iran). Toutefois, la situation sécuritaire demeurera relativement stable dans les zones touristiques prioritaires. En ce qui concerne le comportement des consommateurs, le beau temps peut laisser la place pour des projets de vacances à proximité. 
    La hausse du pouvoir d’achat peut faciliter la décision d’achats, y compris des voyages à forfait. 
    Plusieurs enjeux futurs s’opposent pour le tour-operating (TO). L’un d’eux est le digital qui a bouleversé les comportements des clients et a fait évoluer la situation concurrentielle. L’objectif visé est d’établir et pérenniser une valeur ajoutée sur les segments du marché visés. Plusieurs chantiers s’ouvrent pour les TO, à savoir la transformation numérique des processus de travail et l’évolution de la structure organisationnelle. Le défi écologique concernera de plus en plus l’activité de toute l’industrie touristique. Il est question de réduire le CO2 dans l’ensemble de la chaîne touristique. Aussi des modifications profondes s’imposent dans le fonctionnement des TO, en amont et en aval. Et de gérer les conditions sociales liées à l’activité touristique. 
    Pour les pays émetteurs, les vacances devront être accessibles pour les consommateurs, à la fois économiquement (pouvoir voyager) mais aussi culturellement (savoir voyager). Par rapport aux destinations, il faut contribuer à la mise en place d’infrastructures adaptées, la gestion des flux locaux mais également la capacité des parties prenantes de savoir accueillir les touristes. 

     

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