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    Economie

    Chambres de commerce: Une nouvelle dynamique enclenchée

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5512 Le 09/05/2019 | Partager
    La refonte de leur statut actuellement au SGG
    Jouer un rôle renforcé dans l’animation de l’économie régionale
    80% du budget des Chambres absorbés par les salaires

    Les Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS), une coquille vide? Moulay Hafid Elalamy n’est pas du même avis. Lors d’une question orale de l’Istiqlal à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Industrie et du commerce, s’est inscrit dans une autre trajectoire. Même s’il n’était pas content et ni fier des résultats des Chambres, alimentées par une tension exacerbée avec tous les présidents, la situation est en train d’évoluer.

    Aujourd’hui, elles sont dans une phase transitoire avant d’arriver à un niveau supérieur, a-t-il souligné. Pour convaincre, il cite le travail qu’elles ont effectué au cours des dernières semaines, particulièrement dans le secteur du commerce. Lors des rencontres régionales, elles ont élaboré pas moins de 1.325 recommandations sur les commerçants. Par ailleurs, le ministre est formel: les présidents ont changé et le nombre des chambres régionales est passé de 28 à 12.

    Aujourd’hui, la dynamique est enclenchée, avec des résultats positifs. En effet, depuis la signature des plans de développement en mars 2018, le ministère s’était engagé à améliorer le cadre juridique de ces institutions. Le projet de loi réformant leur statut est au niveau du Secrétariat général du gouvernement qui va le transférer au Parlement dans les prochaines semaines. Le code électoral qui régit l’organisation des élections de ces chambres doit être également révisé.

    Le ministère travaille sur la question. L’idée est de leur faire jouer un rôle plus dynamique dans l’animation de l’économie régionale, à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés. «Nous sommes fiers de nos chambres et nous voulons qu’elles atteignent un stade avancé comme en Italie où elles sont chargées de gérer les ports et les aéroports.

    A l’avenir, ce niveau de développement sera à notre portée. Nous y allons de manière progressive. Mais, aujourd’hui, il est impossible de prétendre que les chambres de commerce n’ont pas changé», a martelé mardi Moulay Hafid Elalamy, devant un hémicycle quasi-désert.

    Pourtant, l’Istiqlal, très actif dans l’opposition, appuie ce chantier gouvernemental. D’ailleurs, la question de Rahal El Mekkaoui, parlementaire et membre du comité exécutif de cette formation, vise à sensibiliser le ministre sur la nécessité d’accélérer cette réforme.

    Toutefois, il a ciblé un point faible relatif au cadre juridique qui cantonne les Chambres de commerce dans un rôle consultatif. Ce qui ne leur donne pas la force nécessaire pour imposer leurs décisions et pouvoir ainsi contribuer positivement au développement économique du pays. L’autre maillon faible soulevé par le président de la Commission des finances de la Chambre des conseillers concerne la composition de ces institutions.

    D’abord au niveau du nombre: comment une chambre, dotée d’un conseil de 140 membres, peut discuter, se mettre d’accord et prendre des décisions avec l’efficience et la rationalité attendues, s’est-il interrogé en séance plénière. Rahal El Mekkaoui a également soulevé la question de crédibilité de la représentation au sein de ces chambres, insistant sur le nécessaire toilettage des listes électorales.

    Ces dernières comprennent des personnes qui n’ont pas exercé des activités depuis une vingtaine d’années mais sont toujours présentes dans les Chambres. Sur le plan des ressources financières, le gouvernement a décidé de mettre en place les moyens pour les aider. Sauf que près de 80% du budget des Chambres sont absorbés par le paiement des salaires des fonctionnaires.

    Les 20% restants ne permettent pas d’entreprendre des initiatives conséquentes, a indiqué le conseiller. Au niveau du calendrier, le groupe parlementaire istiqlalien demande d’accélérer la procédure pour que le projet de loi arrive rapidement au Parlement.

    Leviers stratégiques

    Le ministre de tutelle a initié la signature de conventions relatives aux plans de développement des 12 Chambres de commerce et de leur Fédération. Ce partenariat, qui engage une transformation globale et intégrée des ces institutions, constitue une première dans leur histoire. Il intervient en application de la convention cadre, signée entre le gouvernement et la Fédération des Chambres de commerce en avril 2014, sous la présidence effective du Roi. Selon le ministère de Moulay Hafid Elalamy, «la réforme porte principalement sur l’instauration d’un modèle de gouvernance transparent et efficace, l’implémentation de prestations orientées clients et génératrices de revenus, la mise en place d’une organisation efficace et le repositionnement de la Fédération». Il s’agit de les engager, dans une phase nouvelle de développement leur permettant d’être des acteurs performants du développement local et des leviers stratégiques du processus de régionalisation avancée. Un appui conséquent de l’Etat sera apporté aux Chambres de commerce en vue de renforcer leurs capacités et de monter en gamme dans les services qu’elles offrent. Le ministère a prévu de leur accorder 452 millions de DH pour une transformation globale et intégrée. Cette enveloppe viendra en appui à la mise en place du modèle de gouvernance et d’un catalogue de prestations de services répondant aux besoins des entreprises en termes d’information et d’accompagnement dans le déploiement de leurs activités. Il s’agit aussi de les initier au développement de projets économiques structurants, générateurs de ressources financières, à l’instar des parcs industriels locatifs, des zones d’activités et des centres d’affaires. En plus d’un programme de recrutement spécifique de compétences nouvelles destiné à assurer une meilleure mise en œuvre de la transformation des Chambres de commerce.

    M.C.

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