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    Politique

    Où va le PAM?

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5504 Le 26/04/2019 | Partager
    La tension interne renseigne sur le degré de délitement des responsabilités au sein du parti
    Deux courants en confrontation
    Un groupe de membres fondateurs tente une réconciliation interne

    Le député Brahim Joumani gifle son secrétaire général du PAM, en pleine réunion du bureau politique. Cette séquence, qui en dit long sur l’ambiance au sein du parti, a bouleversé une partie de l’opinion publique, choquée par le niveau bas de la pratique politique. En interne, cet évènement n’a pas été géré de manière exemplaire. Certains cherchant à étouffer l’affaire, sous le sceau de l’origine sahraouie de l’agresseur. 
    En tout cas, les nouvelles en provenance de la direction du PAM ne prédisent rien de bon pour ce jeune parti qui a soufflé sa 10e bougie dans l’indifférence il y a quelques mois. Il y a quelques semaines, le président du Conseil de la région de l’Oriental, un dirigeant du parti, Abdenbi El Biîoui, a été condamné par la justice à un an de prison ferme pour dilapidation des biens publics. Aux déboires externes s’ajoute l’incohérence des décisions en interne. Comme pour la désignation d’Ahmed Akhchichine en tant que SG adjoint, alors qu’il venait quelques semaines auparavant d’être sanctionné par Hakim Benchamach. Idem pour un responsable régional du PAM dans la région de Marrakech. Mohamed Hamouti, député du Nord, imposé au SG comme président du bureau fédéral du PAM. Des incidents qui ont conduit une vague de contestataires à convoquer un congrès extraordinaire pour octobre prochain. Dans le même élan, il y a eu l’épisode de la fausse-vraie démission de Hakim Benchamach, que ce dernier a démentie par la suite en la qualifiant de rumeur. Concrètement, le secrétaire général du PAM a été pris à partie au cours de la réunion du BP. Des membres, ses proches plus exactement, lui ont reproché la signature de l’accord du 5 janvier passé avec ses adversaires dans le parti. 
    C’est dans ce contexte que cinq membres fondateurs, dont trois anciens secrétaires généraux du PAM, ont lancé un appel à la responsabilité pour éviter les dérives. Les signataires sont Hassan Benaddi, Mohamed Cheikh Billadilah, Mustapha Bakkoury, Ali Belhaj et Mohamed Benhamou. Le groupe des 5 B (du nom des signataires de l’appel) s’inscrit dans le cadre de la réconciliation. L’objectif est d’aller vers le prochain congrès dans la sérénité, en évitant de provoquer une scission avant sa tenue. Surtout que les tensions entre les deux courants, l’un de droite et l’autre de gauche, sont très vives.  Avec cette démarche, ce groupe des 5 B se positionne pour la prochaine étape. Il veut montrer qu’il est en mesure de rassembler tout le monde et jouer ainsi le rôle d’arbitre dans la gestion de cette période difficile. En tout cas, beaucoup pensent que cette initiative, perçue comme une tentative de sauvetage du parti, pourrait donner un nouveau souffle à la vie du parti. Ali Belhaj, ancien président de la région de l’Oriental, membre du bureau politique, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme sur les dérives de certains responsables du parti. Comme il n’a pas été écouté, cet ex-président de l’Alliance des libertés, qui avait fusionné pour intégrer le PAM, avait préféré prendre ses distances avec l’appareil. Pour lui, c’est l’occasion d’entamer un repos biologique pour reconstruire un parti fort, sur la base d’un retour aux fondamentaux qui ont été à l’origine de sa création en 2008. 
    Cette crise que traverse le PAM trouve ses origines en grande partie dans l’échec des élections législatives de 2016. Le parti au tracteur était alors arrivé en 2e position alors qu’il ciblait la première place pour prendre les rênes de la primature.  Un échec  qui  a conduit Ilyas El Omari à jeter l’éponge. Ce départ a été encouragé par les évènements d’Al Hoceïma, région censée constituer le fief des dirigeants du PAM.

    Déception

    L’arrivée de Hakim Benchamach à la tête du PAM alors qu’il était président de la Chambre des conseillers avait suscité beaucoup d’espoir. Sauf que vite, ce sentiment a cédé la place à la déception. La formation a commencé à partir en vrille depuis la nomination dans des postes clés de personnes qui lui sont très proches. Ce qui a provoqué des mécontentements. Les contradictions se sont exacerbées au point que la présidente du conseil national Fatima Zahra Mansouri a refusé de convoquer une réunion de cette instance, considérée comme le parlement du parti. En plus, le conseil national devant désigner notamment la commission préparatoire pour la tenue de son 4e congrès, prévue en avril, a été reporté au 5 mai. 

    M.C.

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