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    International

    Tunisie: Béji Caïd Essebsi ne se représentera pas

    Par L'Economiste | Edition N°:5490 Le 08/04/2019 | Partager
    Le président tunisien «veut ouvrir la porte aux jeunes»
    Il demande à son parti de réintégrer le chef du gouvernement Youssef Chahed
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    Béji Caïd Essebsi, le président tunisien a fait son annonce quelques jours après la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika (Ph. AFP)

    C'est devant le congrès de son parti Nidaa Tounès que le président tunisien Béji Caid Essebsi a annoncé qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections. 

    Après plusieurs reports, le congrès électif de Nidaa Tounes s'est finalement tenu à Monastir, à la date anniversaire, le 6 avril, du décès de Habib Bourguiba, fondateur de la République. 

    Le président tunisien  a  estimé qu'il fallait «ouvrir la porte aux jeunes» alors que son mouvement l'a présenté à plusieurs reprises comme le meilleur candidat possible aux élections du 17 novembre.  Cette déclaration intervient quelques jours après l'annonce de la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika,  après un mois et demi de manifestations.

    D'ailleurs en Algérie, le Parlement devrait se réunir mardi 9 avril pour nommer un président par intérim. Un rôle qui revient au président du Conseil de la nation à savoir Abdelkader Bensaleh qui fait partie du «système». Or l'une des principales revendications des Algériens est de lancer un processus de transition avec de nouveaux visages!

    En Tunisie, celui qui est depuis 2014 le premier président élu démocratiquement au suffrage universel, a fait cette annonce au moment où son parti est en proie à de fortes luttes de pouvoir.  Le président peine à rassembler Nidaa Tounès  après des conflits internes entre son fils Hafedh Caïd Essebsi, et son ex-dauphin, le Premier ministre Youssef Chahed. 

    Si le premier a depuis pris la tête de Nidaa Tounès, le deuxième,  a été écarté. Il a néanmoins formé une formation concurrente, Tahia Tounès devenu la deuxième force politique au Parlement, derrière le parti d’inspiration islamiste Ennahda et devant la formation présidentielle. 

    Béji Caïd Essebsi a aussi demandé au parti de «réintégrer» Youssef Chahed, tandis que son fils, présent dans la salle, est resté silencieux. Il faut que Nidaa Tounès «rassemble toutes les forces centristes», a souhaité le président.

    Les militants du parti doivent élire un conseil national de 217 membres, chargés de constituer le bureau politique du parti. Aucun des principaux partis du pays n’a encore annoncé de candidat pour l’élection présidentielle du 17 novembre. Des législatives se tiendront également le 6 octobre. La Tunisie, touchée par une inflation et un chômage persistants, peine à répondre aux attentes sociales de sa population.

    K.M. avec agences

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