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    Entreprises

    Ecosystème Boeing: Que le show commence!

    Par Nadia DREF | Edition N°:5457 Le 20/02/2019 | Partager
    Neuf fournisseurs homologués dont les conventions sont en cours de signature
    TDM Aerospace, premier équipementier marocain de rang 1 retenu
    La montée en puissance est attendue en 2028
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    La zone franche Midparc abrite les industries aéronautiques et spatiales. Elle a pour objectif de contribuer à la consolidation d’un secteur à fort potentiel considéré comme métier mondial du Maroc (Ph. L’Economiste)

    Comme nous l’avions annoncé en avant-première en juillet dernier (Cf. L’Economiste du 10 juillet 2018), l’écosystème Boeing démarre avec neuf fournisseurs directs et indirects. Les conventions d’investissement sont en cours de finalisation. Les deux derniers opérateurs qui ont rejoint l’écosystème sont Hutchinson et le Marocain TDM Aerospace.

    Ces deux équipementiers ont obtenu des contrats de fournisseurs directs de Boeing. Hutchinson devra produire des matelas d’isolation. Quant à TDM Aerospace, il devient le premier fournisseur aéronautique à capitaux marocains à remporter un contrat de rang 1 avec un avionneur. Cet industriel est financé par le fonds d’investissement Moroccan Aerospace Investment (MAIC). Il devra fabriquer des tubes et des canalisations en titane pour le Boeing 787 Dreamliner.

    Une vraie locomotive qui fait son entrée au sein d’une chaîne de valeur mondiale à très haute valeur ajoutée. L’installation de la nouvelle usine dans la zone aéronautique de Midparc devra favoriser l’émergence de la filière production de tubes aéronautiques en métal.

    L’arrivée d’autres fournisseurs est dans le pipe. «Nous nous réjouissons des résultats obtenus en l’espace de deux ans au Maroc. Outre les 9 fournisseurs retenus, nous avons aussi des discussions qui sont à un stade avancé avec d’autres acteurs», confie Douglas Kelly, responsable senior du Supplier Management de Boeing Commercial Airplanes, lors d’une conférence de presse organisée à Casablanca.

    La procédure de qualification est longue et peut durer jusqu’à un an. Pour aller plus vite, l’avionneur américain a choisi d’homologuer les filiales de ses clients européens déjà installées au Royaume. De nouvelles extensions sont prévues dans ce cadre.

    «L’arrivée de Boeing augure d’une nouvelle ère aéronautique pour le Maroc. Nous assistons à la création d’un marché local animé par des filiales européennes», affirme Ali Seddiki, Directeur des Industries aéronautiques, ferroviaires, navales et des énergies renouvelables.

    De nouvelles installations sont également prévues. «A ce jour, et en seulement deux ans, Boeing a contacté plus de 250 fournisseurs. Or le processus de décision est très long», confirme Douglas Kelly. En vertu du protocole d’accord signé le 27 septembre 2016 avec le gouvernement marocain, le constructeur américain s’est engagé à encourager les membres de sa chaîne de fournisseurs internationale à envisager de s’implanter au Royaume.

    L’objectif étant de répondre aux futurs besoins commerciaux ainsi qu’aux exigences commerciales de Boeing en matière de capacités, de qualité, de compétitivité et de respect des délais de livraison, souligne le management. «Le Maroc offre une alternative crédible pour le built-to-suit. Malgré l’inflation, le Mexique reste une plateforme compétitive», nuance le responsable senior du Supplier Management de Boeing Commercial Airplanes.

    De son côté, le gouvernement en collaboration avec Boeing a élaboré un programme incitatif en vue d’attirer davantage d’entreprises industrielles spécialisées dans les technologies aéronautiques. L’objectif commun retenu est de créer 8.700 emplois et drainer 1 milliard d’euros de recettes annuelles à l’exportation d’ici 2028.

                                                                            

    Aéronautique: 34% de taux d’intégration locale

    LE secteur de l’aéronautique maintient son dynamisme. En 2018, le taux d’intégration locale a atteint 34% alors que l’objectif initial du Plan d’intégration industrielle était d’arriver à 35% en 2020. Un objectif qui a été revu à la hausse au cours de l’année dernière. Le taux de croissance annuelle des carnets de commandes s’élève à 20%. De nouveaux écosystèmes seront lancés: moteur d’avions, composite et électronique notamment.

    A ce jour, le secteur compte 140 acteurs de rang 1 et 2 dont 130 sont membres du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS). Il a pu attirer 3 avionneurs et de grands groupes mondiaux. Le secteur emploie 16.700 personnes ayant au minium bac+2.

    Chaque année, entre 3.000 et 3.300 sont formés par l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA) ou encore l’Institut spécialisé des métiers de l’aéronautique et la logistique aéroportuaire (Ismala) relevant de l’OFPPT. D’ailleurs, l’un des atouts de l’offre Maroc réside dans la qualité de la main-d’oeuvre qui est souvent applaudie par les mastodontes de l’aéronautique, à leur tête Boeing.

    Nadia DREF

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