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    Régions

    La grève des commerçants rattrape le Nord

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
    La protestation entamée dans plusieurs villes du Maroc est suivie aussi à Tanger
    Epiceries, boutiques, échoppes ont baissé le rideau mardi
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    Rideaux fermés pour une grande partie des commerces de Tanger en guise de protestation contre la facturation électronique et l’ICE (Ph. Adam)

    Les mouvements de protestation des commerçants ont rattrapé Tanger. La ville que l’on croyait épargnée s’est réveillée mardi sur la nouvelle d’une grève quasi générale des commerçants. Epiceries, boutiques, échoppes et surtout les petites et moyennes galeries commerciales, «Kaissariat», avaient loquet fermé jetant dans le désarroi des centaines de clients surpris par ce mouvement de protestation sans préavis.

    Le débrayage a été coordonné via les réseaux sociaux entre les différentes associations qui travaillent dans le commerce de détail. Il vient à la suite de mouvements similaires qui ont déjà secoué d’autres villes comme Rabat. Les commerçants s’insurgent contre les dispositions fiscales introduites par la loi de finances concernant en particulier la facture électronique et l’identifiant ICE des entreprises.

    La réaction de ces commerçants intervient à peine quelques jours après l’organisation d’une réunion élargie à la Chambre de commerce de la région, au siège de Tanger dans laquelle plusieurs responsables des finances et de la douane ont clarifié les dispositions législatives qui font grincer des dents des commerçants, dont en particulier l’ICE et la facture électronique, des dispositions, qui, ont-ils répété, ne concernent que les établissements avec l’obligation de tenir une comptabilité, ce qui est loin d’être le cas des épiciers, par exemple.

    Les services de la Douane ont même assuré que les confiscations de marchandises ne disposant pas de facture d’achat ne seraient pas menées à bout en cas de contrôle si l’acheteur pouvait déclarer qu’il en est le légitime acquéreur et la palette de moyens offerte a été élargie pour intégrer les bons de livraison et même toute preuve de paiement.

    Le cas s’est présenté, il y a quelques semaines, de commerçants ayant acquis des marchandises de Casablanca avec pour seule preuve d’achat un bon, confisqué par la Douane et considéré à tort comme de la contrebande. Après intervention de la Chambre de commerce, la marchandise avait pu être libérée.

    Mais ce sont justement ces épiciers, les moins concernés, qui ont le plus suivi cette protestation en baissant les rideaux de leurs commerces, ce qui n’aide pas à comprendre les motivations réelles des grévistes, la plupart d’entre eux, questionnés par L’Economiste, se déclarent contre «la nouvelle loi» sans pouvoir spécifier laquelle. Vers la mi-journée, le taux de participation semblait élevé avec près d’un commerce sur deux fermé.

    Mercredi matin, tout était rentré dans la normalité, la plupart des commerces fermés avaient rouvert leurs portes, comme d’habitude. Mais le manque à gagner se fera remarquer, car en cette période de vacances, la destination qu’est Tanger reçoit un nombre important de visiteurs qui n’ont pas pu faire leurs emplettes mardi.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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