×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Marché de la dette privée: Derrière les banques, presque le néant...

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
    Seulement trois opérations pour les sociétés non financières sur l’obligataire
    Les banques multiplient les interventions pour piloter le ratio de solvabilité
    Les émissions de titres de créances négociables décrochent de 23% à 52 milliards de DH en 2018
    dette_privee_038.jpg

    Hors placement privé, les émissions de titres de créances négociables ont reculé de 23% à 52 milliards de DH. Le recul s’explique essentiellement par la baisse des émissions de certificats de dépôt dans un contexte de croissance atone du crédit. Les montants levés sur le  marché obligataire ont augmenté de 15% sous l’impulsion des banques et l’OCP

    L’encours des crédits à l’investissement aux entreprises privées affichait une baisse de 0,4% à fin novembre (dernières statistiques disponibles). Cette baisse aurait été moins problématique si les entreprises avaient arbitré en faveur d’autres sources de financement. Il n’en est rien. Les introductions en Bourse sont rares tout comme les émissions obligataires. Même si ces deux marchés ne sont pas un véritable baromètre du financement des entreprises.

    Les intervenants y sont limités. Pour un même nombre d’opérations qu’en 2017 (3), les volumes émis sur le marché des obligations d’entreprises ont totalisé 6,6 milliards de DH grâce principalement à la levée de 5 milliards de DH réalisée par le groupe OCP.

    Le groupe immobilier public Al Omrane a, lui, mobilisé 1 milliard de DH dont 500 millions de DH d’obligations sociales et vertes. La foncière Aradei Capital a de son côté sollicité 600 millions de DH pour financer en partie son programme d’investissement.

    Si les interventions des sociétés non financières sur ce compartiment restent limitées, les entreprises financières, elles, y sont plus actives. Les évolutions réglementaires conduisent les banques à émettre régulièrement des obligations subordonnées pour piloter le ratio de solvabilité.

    Neuf opérations d’un montant global de 10 milliards de DH ont été enregistrées en 2018. L’année précédente, elles avaient levé 11,7 milliards de DH. L’activité des banques sur le marché des titres de créances négociables dépend du dynamisme du crédit. La croissance de ce dernier s’est limitée à 1,2% à fin novembre 2018 contre 4,8% à la même période en 2017.

    Ce ralentissement du crédit se traduit dans le bilan des banques par une baisse des émissions de certificats de dépôt entre autres. Les levées ont baissé de 26% à 29 milliards de DH. Les volumes ont dévissé de 41% pour les bons des sociétés de financement à 4,3 milliards de DH.

    Plusieurs entreprises, en particulier les sociétés de promotion immobilière, ont activé leur programme de billets de trésorerie. Elles ont mobilisé 2,1 milliards de DH contre 5,7 milliards de DH une année auparavant. Hors placement privé, les émissions de titres de créances négociables ont décroché de 23% à 52 milliards de DH en 2018 après un bond de 34% une année auparavant.

    Les particuliers plus friands de certificats de dépôt

    Sur les cinq dernières années, les particuliers ont placé plus de 13 milliards de DH dans les certificats de dépôt. Ces titres de créances négociables émis exclusivement par les banques ont l’atout de la sécurité et de la liquidité. Ces critères sont déterminants pour les ménages. Ceci explique le succès du compte sur carnet malgré la faiblesse des rendements. Selon la maturité, les certificats de dépôt peuvent rapporter jusqu’à 4%. La rémunération de ce placement a également diminué ces dernières années. Mais avec la liquidité en plus, il est plus attractif que les DAT de même maturité. Le DAT comme le certificat de dépôt ne sont pas des produits grand public en raison notamment des conditions à l’entrée. Il faut un minimum de 100.000 DH pour souscrire à un certificat de dépôt. L’encours des certificats de dépôt détenus par les particuliers s’élève à 4,2 milliards de DH.

    F.Fa

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc