Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5399 Le 27/11/2018 | Partager

■ Un hôpital croule sous des appels au don de selles
Un hôpital parisien qui recrutait des donneurs de selles à des fins de recherche médicale a été contraint d'arrêter après avoir croulé sous les demandes, a indiqué un chercheur vendredi à l'AFP. «Nous avons arrêté l'appel à donneurs et l'étude a été mise en pause car c'était ingérable», a expliqué le professeur Harry Sokol, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. «Le numéro de téléphone et le mail (via lesquels les candidats au don pouvaient se faire connaître, ndlr) ont été saturés très rapidement», a-t-il poursuivi. «Après que le numéro a été coupé, les gens ont appelé le standard de l'hôpital, certains sont même venus directement, et ça continue», a-t-il ajouté, en soulignant que les patients qui voulaient bénéficier de cet essai clinique sont «catastrophés» par son interruption. Cet essai porte sur l'évaluation de la technique de transplantation fécale dans le traitement d'une maladie inflammatoire de l'intestin, la rectocolite hémorragique.
Il s'agit d'administrer par voie naturelle au receveur une préparation fécale constituée d'échantillons de selles du donneur suspendus dans du sérum physiologique. La campagne de recrutement de donneurs a eu lieu par voie d'affichage à l'hôpital Saint-Antoine et auprès des étudiants en médecine. Il était précisé sur l'affiche que l'indemnisation était d'un montant de 50 euros.
«Quelqu'un a pris l'affiche en photo, puis elle a été diffusée très largement sur internet et les réseaux sociaux, de façon dramatique, puisque le message a été altéré. Les gens ont compris: Donnez vos selles, on va vous donner 50 euros», a raconté le professeur Sokol.

■ Des hélicoptères au-dessus du Kremlin
Tournage de cinéma, coup d'État, exercices... D'intrigants vols d'hélicoptères au-dessus du Kremlin, dont l'un transportait des hommes lourdement armés, ont déclenché les théories les plus folles sur les réseaux sociaux russes, poussant la présidence à s'expliquer vendredi. Lors de son briefing quotidien, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a coupé court aux hypothèses les plus improbables. «Je confirme qu'il s'agit d'exercices», a-t-il affirmé, ajoutant qu'il n'y avait là «rien d'extraordinaire». Il a assuré qu'il s'agissait d'une «pratique courante» étant donné qu'une partie de la forteresse du Kremlin est un musée ouvert au public. Une autre partie est interdite d'accès.
Jeudi, des vidéos publiées sur internet montraient deux hélicoptères décollant du Kremlin, le lieu de travail et la résidence officielle du chef d'État russe, en plein coeur de Moscou. Sur l'une de ces vidéos, un hélicoptère transporte une nacelle suspendue dans le vide sur laquelle sont visibles plusieurs hommes masqués et lourdement armés. Alexandre Riaskov, un porte-parole du service de protection fédéral, chargé d'assurer la sécurité des hauts responsables russes, a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait «d'exercices qui s'étaient déroulés comme prévu».

 

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