Courrier des Lecteurs

Licence en 4 ans: Gain ou perte pour l’étudiant?

Par L'Economiste | Edition N°:5369 Le 11/10/2018 | Partager
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■ Insuffisant
Lancer une licence étalée sur quatre années me semble pertinent. D’autant plus que l’on constate chaque année une baisse constante des niveaux des lauréats. Mais ce n'est pas la seule solution envisageable…  Il faudrait aussi revoir la manière d'enseigner et revoir entièrement la pédagogie et les outils d'apprentissage.
Otman

■ Ne pas oublier les travaux dirigés!
Ce retour à un cycle de licence de 4 ans ne peut être que bénéfique pour avoir une formation universitaire de qualité. Néanmoins, l'accent doit être mis sur le renforcement des TD (travaux dirigés), lesquels permettent aux étudiants de bien maîtriser les modules de formation et surtout de pratiquer la théorie au lieu de la rabâcher machinalement.
Kontar

■ Un problème localisé du côté du primaire
Il est évident que cette réforme donnera plus de poids à la licence. Mais le problème se pose plutôt au niveau des études primaires. Il faut en effet raccourcir leur durée pour accroître les chances de créer de véritables potentialités et préparer ces jeunes à devenir de véritables managers.
Taib

                                                                       

Contrat obligatoire pour domestiques: Un coup d’épée dans l’eau?

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 (Les visages ont été modifiés - Ph. L’Economiste)

■ Responsabiliser aussi les travailleurs
Je suis pour ce cadrage et l’amélioration sensible des droits des travailleurs. Néanmoins, faire porter entièrement  la responsabilité aux employeurs n’est pas la bonne voie! En toute logique, ces derniers ont généralement recours à une aide domestique car ils sont trop pris par leurs tâches quotidiennes (aller chercher leurs enfants ou faire les courses)! Ainsi, leur demander de s’occuper personnellement de déclarer l’emploi ou encore la démission d’un domestique me semble abusé… Ajoutons à cela qu’il est quasi-impossible de professionnaliser ce métier sous nos cieux. Les femmes de ménage ne respectent en effet que rarement les horaires ou encore la confidentialité des informations relatives au foyer dans lequel elles travaillent. Elles ne préviennent pas non plus le jour ou l’heure de leur départ! Je me demande même si ces travailleurs le plus souvent «analphabètes» comprennent le fonctionnement d’un contrat de ce type ou encore prennent conscience de ses différentes sanctions… Il faudrait à la place trouver un moyen de responsabiliser ces personnes et de les mettre en confiance.
AMMT

■ Un texte de loi qui risque de ne jamais être appliqué
Encore une nouvelle loi qui vient s’ajouter au bloc particulièrement volumineux du bulletin officiel et qui restera très probablement de la pure théorie! Aujourd’hui, l’on assiste à un réel déphasage entre le contenu des textes de loi et la réalité du terrain.
Ces défaillances s’expliquent par une absence de suivi et d’application concrète des sanctions concernées. Un mal qui ronge jusqu’à l’os notre arsenal juridique!
Amrani

                                                                       

Accidents de travail: A quand le déclic?

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L’éditorial de Nadia Salah sur les accidents de travail mortels a fait réagir bon nombre de nos lecteurs. Il faut dire que le premier chiffre cité, qui fait allusion au nombre de décès annuel dépassant les 3.000 victimes, a de quoi sérieusement inquiéter… (cf. notre édition du 03/10/2018)

■ Il n’est jamais tard pour agir!
Un grand bravo pour ce coup de gueule salutaire sur un sujet des plus dramatiques! Pourtant, le gouvernement cogite sur des solutions concrètes à ce problème depuis plus de dix ans, bien avant l’incident de l’usine Rosamor qui avait fait 56 victimes en 2008. A l’époque, les décideurs du pays devaient instaurer un système de prévention des risques professionnels.
Un sujet qui a fini aux oubliettes, au même titre que la création d’indicateurs capables de chiffrer concrètement accidents de travail et maladies professionnelles pour indemniser avec précision les victimes.
Il n’est jamais trop tard pour agir et pour bien faire. Il faut seulement que la prise de conscience se produise et que les acteurs concernés agissent comme il se doit.
Marcel Royez

■ Le rôle des syndicats avant tout
Pourquoi les syndicats, qui possèdent une portée politique singulièrement élevée, ne tentent pas de sensibiliser sérieusement les chefs d’entreprise à ce problème particulièrement grave? Ces entités ont le pouvoir d’être écoutées et exercent une importante influence sur notre société… Mobilisons-les aussi vite que possible car les accidents ne cessent d’augmenter de jour en jour!
Mohammed

                                                                       

Transport gratuit pour les malades: Enfin un peu de compassion

L’initiative des taxis gratuits pour les malades chaque lundi, qui vient d’être lancée par le syndicat national des conducteurs de taxi de la région Casablanca-Settat (UMT), montre qu’il y a encore de la charité... Un bel exemple de solidarité qui a été salué par nos lecteurs…(cf. notre édition du 24/09/2018)
 
■ Une solution qui ne fera pas disparaître les défaillances
C'est une formidable action de solidarité que propose le syndicat national des conducteurs de taxi de la région de Casa-Settat. Elle permettra à de nombreux malades d’éviter les transports en commun, voire même la marche! Néanmoins,  cette initiative ne fera pas disparaître les défaillances de l'Etat. Le transport médicalisé ne s'improvise pas! Tant que le gouvernement ne réagira pas dans ce sens, le pays continuera à traîner dans les bas fonds du classement de l’IDH.
Mohamed Hajji

■ Une action bienvenue!
Toute action sociale est toujours la bienvenue! Pourvu qu'elle dure et qu’elle soit bien organisée dans le temps et dans l'espace.
Bouchaib

 

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