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    Régions

    Oriental: Nouveau record pour l’amandier

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5359 Le 27/09/2018 | Partager
    La région assure 15% de la production nationale
    40 projets en cours de réalisation pour 420 millions de DH
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    L’arboriculture fruitière est un secteur clef pour le développement de la région. Il assure 12% du PIB régional et 25% de la main d’œuvre. Actuellement, les amandes de Bni Znassen, sont en cours de labellisation, à l’instar de quatre autres produits du terroir: les truffes du désert, les dattes Assiane (Figuig), le miel du romarin (Jerada) et les olives de table (Guercif)

     

    Les agriculteurs de l’amandier ont de quoi se réjouir. Leur récolte est meilleure que les années précédentes. Elle est passée de 15.100 tonnes à 18.000 tonnes en deux ans. Une augmentation due à l’amélioration des techniques de production, la diversification des variétés des amandes, la valorisation des produits et l’élargissement de la superficie réservée à cette filière. Elle est passée de 27.100 hectares en 2016 à 29.000 ha en 2018 et avoisinera les 34.500 ha en 2020.

    De telles avancées font de l’Oriental une région à fort potentiel productif (elle couvre 16 % de la superficie et assure 15% de la production en amandes sur le plan national). Des données qui seront revues à la hausse d’ici 2020, selon la direction régionale de l’agriculture. La superficie actuelle passera à 34.500 hectares pour une production prévisionnelle de 51.000 tonnes.

    Le nombre des projets ciblant l’amandier dans le cadre du pilier II, du plan Maroc vert, s’élève à 40 pour un investissement global de 420 millions de DH. L’idée est d’assurer le triage, l’empaquetage et la transformation pour un meilleur bénéfice aux agriculteurs et groupements d’intérêt économique.

    L’organisation professionnelle, via la création de coopératives, a permis de toucher des centaines de femmes rurales, très impliquées dans cette culture. Au fait, les efforts consentis s’inscrivent dans le cadre de la stratégie du Maroc pour le développement de l’agriculture, en particulier de son Pilier II dédié à l’agriculture solidaire, visant à sécuriser la production et les revenus des exploitations agricoles situées dans les milieux à économie fragile.

    «En matière de valorisation trois unités sont en phase d’équipement à Labssara, Lâayoune et Rislane. La plus grande (nécessitant 3 millions de DH) sera opérationnelle en décembre avec traitement d’une tonne d’amandes par heure», rapporte Benyounes Bekkaoui, Directeur provincial de l’Agriculture Oujda.

    Pour réussir la conversion de terres négligées en parcelles productives, le département de l’agriculture a instauré un modèle type d’engagement, à faire signer par les bénéficiaires et les organisations professionnelles agricoles porteuses des projets. Il a également programmé la création des points d’eau et des projets de micro-irrigation avant la plantation avec des moyens d’irrigation complémentaires (tracteurs et citernes).

    En parallèle, un programme en collaboration avec l’Office national du conseil agricole axé sur la sensibilisation des agriculteurs bénéficiaires pour l’entretien des périmètres plantés, et l’incitation à l’investissement dans le cadre du Fonds de développement agricole. Le département de tutelle a également procédé à la révision du CPS proposé par le ministère en ce qui concerne les travaux de plantation arboricole, notamment le taux de réussite des plantations.

    Contraintes de mise en œuvre des plantations

    En dépit de son importance en matière de valorisation des territoires, la filière est exposée au désistement de certains bénéficiaires au moment des travaux, la non disponibilité ou l’éloignement des points d’eau dans les périmètres de plantation pour assurer l’irrigation d’appoint. S’y ajoute le manque d’adhésion de certains bénéficiaires pour l’entretien des périmètres cédés. C’est le cas de plusieurs parcelles abandonnées après cession des périmètres aux organisations professionnelles. En matière de logistique, la filière est confrontée à l’exécution des marchés de plantations fruitières selon le CPS type proposé par le ministère, notamment en ce qui concerne le taux de réussite qui est fixé à 100% (difficile à atteindre pour certaines espèces d’amandiers).

                                                                  

    La coopération belgo-marocaine arrive à terme

    Ce programme de coopération internationale (lancé en 2008 arrivera à terme en décembre prochain), couvre une superficie de 6.000 ha pour un coût global de 118 millions de DH (dont 80 millions de DH comme contribution belge et 28 millions de DH comme participation marocaine). Il profitera à plus de 2.630 agriculteurs dont 187 femmes au niveau de 13 communes rurales des provinces de Jerada, Berkane, Taourirt et Oujda-Angad. Ses impacts socioéconomiques sont notoires, puisqu’il contribuera à la création de 120.000 J/T et l’amélioration des revenus des agriculteurs de 1.760 DH /ha à 12.500 DH/ha.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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