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    Karim Lamrani: Un grand commis d’Etat et manager autodidacte

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
    Six fois Premier ministre, nommé souvent dans des périodes critiques
    Il a été DG de l’OCP pendant près de 20 ans
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    Très discret, autodidacte, pragmatique et consensuel, feu Karim Lamrani était un fin technocrate qui jouissait de la confiance de Hassan II et qui arrivait à composer avec pratiquement l’ensemble des partis politiques (Ph. L’Economiste)

    Mohamed Karim Lamrani n’est plus. Il est décédé hier jeudi à l’aube dans son domicile à Casablanca, à l’âge de 99 ans, suite à une longue maladie. Né en 1919, Karim Lamrani était un grand homme d’affaires doublé d’un grand commis de l’Etat sous le règne de Hassan II.

    Il a été plusieurs fois Premier ministre (6 gouvernements: 1971-1972, 1983-1985, 1985-1986, 1992-1993, 1993-1994).  En 1983, Hassan II le nomme ministre du programme d’ajustement structurel (PAS), chargé des négociations avec les institutions financières internationales. Feu Lamrani était aussi un grand dirigeant, puisqu’il a occupé le poste de directeur général de l’Office chérifien des phosphates (OCP) pendant plus de deux décennies. 

    Le défunt était également un grand mécène à travers la Fondation éponyme. Il a été l’un des plus grands contributeurs à la construction de plusieurs édifices, dont des monuments. Il a aussi financé la restauration complète du Fondouk Nejjarine (musée du bois), l’un des édifices les plus célèbres du patrimoine historique de la capitale spirituelle (Fès).

    Très discret, autodidacte, pragmatique et consensuel, Karim Lamrani était un fin technocrate qui jouissait de la confiance de Hassan II et qui arrivait à composer avec pratiquement l’ensemble des partis politiques, quelle qu’en soit la couleur. C’est un peu l’équivalent de la méthode Driss Jettou. Il arrivait à concilier, non sans habileté, entre le milieu des affaires et celui des arcanes politiques.

    Feu Lamrani a aussi été le pilote en chef de la politique d’ajustement structurel au début des années 80, ainsi que du début de la libéralisation économique dans les années 90. L’on faisait appel à lui lors des moments critiques, surtout quand l’économie va mal.

    Ses anciens  collaborateurs retiennent surtout sa rigueur dans la gestion des affaires économiques. Lamrani a commencé sa carrière au sein du puissant groupe étatique de l’Office chérifien des phosphates... où il est resté DG près de 20 ans. Appelé à la tête du gouvernement en 1971 (après le putsch avorté de Skhirate. D’ailleurs, il était présent à ce moment-là et est resté même après), puis en 1983, il en a démissionné en 1986 pour «des raisons de santé».

    Avant sa nomination, il assumait la charge de conseiller économique au cabinet royal, tout en s’occupant de la gestion de ses affaires (Holding Safari, géré depuis quelques années par sa fille Saïda Lamrani). Parmi les entreprises de la famille, figurent Smeia (distribution automobile), Cema bois, Comicom (véhicules, matériel et équipements agricoles), ou encore Socodam Davum (métallurgie)...

    Le défunt a été inhumé, hier jeudi, au cimentière Chouhada à Casablanca, en présence de nombreuses personnalités du milieu des affaires et du monde politique.

     

     

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