Courrier des Lecteurs

Tourisme: Un rapport choc

Par L'Economiste | Edition N°:5345 Le 06/09/2018 | Partager
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 Au lendemain de la publication d’un rapport accablant sur le tourisme et des conclusions de la Cour des comptes, les commentaires de nos lecteurs fusent de toutes parts. Chacun y va de son analyse: Suppression du ministère, accueil des MRE, gestions des villes (Casablanca, Agadir...), pouvoirs plus élargis à la tutelle... Extrait des réactions les plus critiques.    

■ Que du gâchis
Le tourisme est le fils mal aimé au Maroc. Malgré toutes les contributions qu'il offre au pays, sans rechigner, au PIB, à l’emploi, au développement économique, ses apports en devises, l'ouverture sur le monde,... et pourtant ! Alors que depuis 1965, on ne rate aucune occasion pour citer ses mérites, paradoxalement, on s’entête à le négliger et à le sacrifier sur l’autel de la bureaucratie, de la médiocrité, de l'incompétence, de la nonchalance, du narcissisme, et du je-m’en-foutisme des pouvoirs publics. Le tourisme rapporte plus que les phosphates, dont le Maroc est le premier exportateur au monde. Et ce n’est pas suffisant pour lui accorder l’intérêt qu'il mérite. Le tourisme a besoin d’un ministre d'Etat à pouvoirs élargis et à autorité transversale, et non un secrétariat d'Etat inoffensif, abstraction faite des personnes.
Tant de temps perdus depuis 1965, malgré le sursaut des années 2000, dissipé juste après. C'est regrettable!
Hachmi

■ Il faut supprimer le ministère  
Ce rapport montre vraiment l’esprit irresponsable et inconscient des dirigeants. La seule issue, à mon sens, est de destituer ce ministère définitivement et de le remplacer par un Haut-Commissariat au tourisme. Là au moins, il ne sera plus dans le giron du gouvernement.
Med Amine

■ Trop de blabla...
Ce n'est pas un ministère du Tourisme qu'il nous faut, mais un Etat du tourisme. C'est une affaire de tous. Hélas, l'accueil n'est pas ancré dans notre culture, les publicités du sourire et les «beaux hôtels» ne sont que du blabla qui ne suffira jamais.
Hassani

■ Aucun entretien des villes
C'est vraiment dommage pour notre si beau pays. Même à Agadir, c’est une catastrophe. Sa marina et tous les alentours sont sales, et non entretenu. Espérons que cela changera pour pouvoir attirer de nouveaux touristes.
Coppens

■ Une gestion publique noircie
La manière dont Casablanca a été gérée pendant de longues années, voire des décennies, le marchandage et le trafic d'influence qui noircissent la gestion publique sont autant d’éléments qui expliquent une telle situation dans ce secteur, pourtant prometteur et stratégique.
Fatiha

■ Des plans irréalisables
Arrêtons un peu de nous mentir, on voit toujours grand alors qu'on n'en a pas les moyens. Nous multiplions toujours par cinq ou dix les plans pour pouvoir se servir aisément des budgets alloués.
Moha

■ Accueillez nos MRE correctement avant tout  
Nos MRE font une file d'attente de 15 km (plus de 14 heures d’attente) pour pouvoir embarquer au port de Tanger. Du côté du port de Nador, il n'y a plus de places. Alors avant d'envisager l'accueil de 20 millions de touristes, organisons tout d'abord l’accueil de nos MRE.
Belarbi

                                                                     

■  Immobilier: Des prix astronomiques
Le marché immobilier est dans un coma profond. Je vois mal comment le groupe Addoha peut s’en sortir à moyen terme! Des invendus par milliers, des produits inadaptés, des prix déconnectés de la réalité économique du pays qui sont, sur certains segments, plus chers qu’en Espagne et au Portugal, pour ne citer que nos voisins. Les prix pratiqués par Addoha dans certaines villes marocaines sont plus élevés que dans les grandes capitales européennes (ex: Berlin).
Abdou

■ Fès abandonnée par l’Etat
Fès souffre réellement, malgré son grand potentiel historique, culturel, patrimonial, écologique, touristique, social... d’une agonie économique. Et pour cause, l’abandon systématique et solennel de l’Etat, mais également la gestion et la gouvernance calamiteuses menées par les instances régionales, provinciales/préfectorales et locales, qu’elles soient élues ou territoriales. C’est pour cela que la région ne suit plus l’élan qu’elle devrait avoir au regard de son potentiel, notamment en matière d’industrialisation, d’infrastructures et de services économiques et sociaux.
Bertrand Alex

■ Fès: Une élite qui a déçu
La ville interpelle enfin le gouvernement. Il est vrai qu’elle est marginalisée depuis des décennies. Jalousées pour ses élites qui ont fait l’ossature des premiers gouvernements après l’indépendance, ces mêmes élites n’ont pas été à la hauteur des valeurs des fondateurs de Fès. Elles se sont crues au-dessus de tout, et de ce fait, n’ont pas répondu aux attentes du peuple marocain.    
Sedrati M’hamed

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