International

Les «Brics» face à la dépendance au dollar

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5325 Le 31/07/2018 | Partager
La Russie a cédé pour 33,5 milliards de dollars de bons de trésor US

Que faire pour se soustraire aux pressions politiques exercées par les Etats-Unis à travers le dollar? C’était  l’une des équations que tentaient de résoudre les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à leur dixième sommet tenu la semaine dernière à Johannesburg. Le billet vert, c’est 80% des réserves en devises des banques centrales et autant pour les transactions sur le marché des matières premières dont le pétrole et ses dérivés. 
Les menaces américaines de surtaxer, de sanctionner les pays commerçant avec l'Iran ou encore de taxer de façon punitive les importations chinoises poussent les autres puissances à trouver un «plan B», difficile pour l’instant à élaborer.  Dans tous les pays des Brics, on comprend de plus en plus qu'il faut s'orienter activement vers des échanges hors dollar. Ainsi, le président Vladimir Poutine, a annoncé «qu'il en discuterait avec Donald Trump», à leur rencontre prévue cet automne à Washington. La Russie cherche à «minimiser les risques» liés aux sanctions en se détournant de la dette américaine, sans pour autant «renoncer au dollar», a tempéré le numéro un du Kremlin, avertissant au passage que les «disputes politiques» nuisaient à la confiance en la monnaie américaine.
D'après un récent rapport du Département du Trésor américain, la Russie ne fait plus partie du classement des plus gros détenteurs internationaux de bons du Trésor américain. En mai, Moscou détenait 14,9 milliards de dollars de bons du Trésor dans ses caisses. En un mois, la Russie s’est «débarrassée» de près de 33,5 milliards de dollars. 

 

 

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