Régions

Oujda, capitale incontournable du raï

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5316 Le 17/07/2018 | Partager
Dense programmation pour le festival international du raï
Show musical, soirées, colloques,... au menu jusqu’au 21 juillet
Une raï académie pour préparer une nouvelle génération de «raïman»
festival_rai.jpg
La fresque musicale présentée lors de la soirée inaugurale  du samedi  a regroupé une pléiade d’artistes marocains dont Mohamed Derhem, Chab Kamal, Ramy Lapache, Fatima Tihihit, Batoul El Marouani, Lamiae Zaidi, Mustapha Bakbou, Leïla El Berrak et Salaheddine Mohcine (Ph. AK)   

La 12e édition du festival international du raï coïncide cette année avec la nomination d’Oujda comme capitale de la culture arabe pour 2018. Une opportunité pour consolider les échanges artistiques et les expériences musicales, tout en mettant en exergue la contribution de la mouvance raï dans la modernisation de la chanson arabe. C’est ce qui a été détaillé lors du colloque organisé samedi sous le thème des similitudes et différences entre la musique arabe et le raï. Sept communications ont passé au peigne fin la corrélation de la musique arabe et le raï, l’influence des cultures musicales méditerranéennes sur la chanson raï, les «Maqamats» de la musique raï et l’influence de la musique arabo-andalouse sur le flamenco. Il était aussi question de la dimension universelle de la musique et sa contribution dans le rapprochement entre les peuples. Le show musical, réalisé par Nabil Khaldi et proposé lors de la soirée inaugurale organisée au Théâtre Mohammed VI, répondait également à cet impératif. Une dizaine de chanteurs se sont succédé pour interpréter les succès du répertoire marocain, maghrébin et oriental. 
En écho à cet intérêt de valorisation et pérennisation d’une tradition musicale locale,  l’Association Oujda-Arts, initiatrice du festival, organise une académie raï pour préparer une nouvelle génération de «raïman» capable de prendre la relève. Deux cents jeunes chanteurs sont en compétition pour remporter les trois premiers prix consacrés à ce concours. Le premier aura droit à un accompagnement pour la réalisation de son premier single. 
Quant aux grandes soirées grand public, elles débuteront ce mardi 17 juillet, à la scène Ziri. Une trentaine de chebs sont attendus pour démontrer qu’ils n’ont rien à envier aux grandes vedettes du raï et qu’ils ont aussi leur propre public. Des concerts qui s’annoncent tous plus intenses et festifs les uns que les autres. De la mythique reggada locale, aux fusions chaâbi, amazigh et musique moderne, les présents applaudiront, Settatia, Issam Kamal, Fatima Zahra Laâroussi, et d’autres vedettes locales. 

Concernant la programmation de la scène du complexe sportif, elle rassemblera durant trois jours (jeudi, vendredi et samedi) Howaida Attia, Daoudia, Cheb Houssem, Soolking, Aymane Serhani, Mokhtar El Berkani, Zahouania et Reda Taliani.
Lancé en 2007, le festival international du raï a fait d’Oujda un passage obligé pour les chebs. «Celui qui n’a pas chanté à Oujda ne chante pas le raï», rétorque Mohammed Amara, inconditionnel fan de cette mouvance musicale et président de l’Association Oujda-Arts.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc