Politique

31e sommet de l’Union africaine

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5306 Le 03/07/2018 | Partager
La lutte contre la corruption, Zec, réforme… largement débattues
Une série d’attaques au Sahel

Les dirigeants africains ont poursuivi, lundi 2 juillet, à Nouakchott leur sommet dans une ambiance assombrie par une multiplication d’attaques terroristes dans des pays du Sahel. Les dirigeants des pays du G5 Sahel composé de la Mauritanie, du Niger, du Burkina, du Tchad et du Mali devaient rencontrer le président français Emmanuel Macron en marge du sommet de l’UA.

Macron, qui doit ensuite partir au Nigeria, doit s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les jihadistes.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.Avant l’ouverture du sommet de l’UA dimanche, le président mauritanien Mohamed Abdel Aziz, a appelé à plus d’efficacité dans la lutte anti-jihadiste.

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux nombreuses crises sur le continent, les dirigeants africains ont discuté de la zone de libre-échange continentale (Zlec). Sa création, lancée le 21 mars à Kigali, pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes en Afrique.

Pour rappel, le Maroc a déjà signé l’accord établissant la Zleca, (voir notre édition N° 5235 du 22/03/2018).  La Francophonie s’est invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Et ce, après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession.

Avant l’ouverture, le président du Rwanda Paul Kagame a fait savoir qu’il tenterait de s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à la tête de l’OIF en octobre. Paris appuie cette démarche, qui permettrait de ramener la direction de l’OIF en Afrique.

En plus de la lutte contre la corruption, thème principal du sommet, la réforme institutionnelle de l’UA est également au menu des chefs d’Etat. Cette réforme vise notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation. L’exode de centaines de milliers d’Africains, essentiellement vers l’Europe, ne figure pas au programme officiel du sommet de l’UA, dominé par les questions de sécurité, de commerce et de la lutte anti-corruption.

Un Observatoire sur la migration

Les dirigeants de l’Union africaine (UA) ont créé un Observatoire sur la migration et le développement lors de leur sommet qui se termine lundi 2 juillet à Nouakchott. L’Observatoire africain pour la migration et le développement (OAMD), dont «la mise en place a été proposée par le Maroc, sera basé à Rabat», a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, au cours d’une conférence de presse à Nouakchott. Le ministre marocain a rejeté la proposition faite récemment par l’Union européenne (UE) d’ouvrir aux migrants la possibilité de demander l’asile dans l’UE depuis des «plateformes régionales de débarquement» de personnes secourues dans les eaux internationales que les dirigeants des 28 envisagent de créer hors du continent européen (cf, notre édition N° 5305 du lundi 2 juillet 2018).

F. Z. T. avec agences

 

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