Entreprises

Boycott: La Bourse attend les résultats semestriels

Par Franck FAGNON | Edition N°:5277 Le 22/05/2018 | Partager
Ils seront surveillés pour Centrale Danone et Oulmès
L’effet du boycott sur les cours est peu significatif
boycott_bourse_077.jpg

Depuis le début du mouvement de boycott, Centrale Danone affiche un gain de 12% contre une perte de 4,9% pour Oulmès. Mais la première a drainé moins de 5.000 DH en moyenne et la seconde a enregistré un volume moyen de 1,05 million au cours des dix séances où elle a traité. Dans le cas d’Oulmès, qui est un peu plus liquide, il est difficile d’établir un lien entre le comportement du cours et le boycott surtout dans un marché sur un trend baissier

En pleine tourmente à cause du boycott de certains de ses produits, Centrale Danone a quand même vu son cours en Bourse augmenter de 12% depuis le début du mouvement (début avril). Cependant, le comportement de l’action n’est pas pertinent pour apprécier l’impact de la campagne de boycott qui touche la société.

Son flottant en Bourse ne représente que 0,3% du capital, ce qui en fait une valeur «sans importance». Elle n’est pas couverte par les analystes. Sur les trois derniers mois, Centrale Danone a traité à 6 reprises sur 34 séances (2 avril au 18 mai) pour un volume moyen quotidien de 4.569 DH!

Sur deux ans (498 séances), le cours de la société agroalimentaire a traité 115 fois seulement et a enregistré un volume moyen de 47.996 DH. Sur cette période, l’action a perdu 25% de sa valeur à 749,40 DH à la clôture du marché le 18 mai.

Si le titre Centrale Danone ne jouit plus de la même attention qu’auparavant, ce n’est pas le cas du groupe qui est un acteur industriel important dans l’économie. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de DH en 2017 pour un bénéfice de 115 millions de DH.

Le groupe emploie des milliers de personnes et génère d’autres milliers d’emplois indirects dans son écosystème. Ses résultats du premier semestre seront donc scrutés avec attention. «Même si le boycott s’arrête aujourd’hui, la crise ne sera pas neutre sur les performances du groupe», prévient un analyste.

Ce sera aussi le cas pour les autres entreprises touchées par le boycott, en particulier Oulmès. Le flottant en Bourse de cette société est plus conséquent (10% du capital) et les volumes qui transitent sur la valeur sont plus importants. Depuis début avril, Oulmès a été échangée au cours de 10 séances pour un volume moyen quotidien de 1,05 million de DH. Sur cette période, l’action a cédé 4,9% dans un marché en baisse, le Masi ayant reculé de 4,03%.

En revanche, la valeur se comporte mieux sur deux ans, puisqu’elle affiche un solide gain de 34% sur des transactions de 850.166 DH en moyenne par séance (90). La société avait achevé l’exercice 2017 sur des performances à deux chiffres pour ses principaux indicateurs.

Les observateurs remarqueront aussi la baisse de 5% de Afriquia Gaz sur les trois derniers mois, mais une hausse de 41% sur deux ans. Cette entreprise n’est pas directement touchée par le boycott, mais pourrait faire les frais de la campagne qui vise Afriquia (elle détient 38% de Afriquia Gaz).

Cependant, tout comme pour Oulmès, il est difficile d’établir un lien au vu du comportement du marché ces dernières semaines.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc