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    Résultats BMCE Bank of Africa: Le groupe résiste aux vents contraires à l'international

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5244 Le 04/04/2018 | Partager
    Les bénéfices stables à 2 milliards de DH
    Des performances solides sur le marché domestique
    Des ajustements stratégiques à l'étude sur la politique de croissance externe
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    La performance de la Banque au Maroc a été neutralisée par un contexte plus difficile pour les activités sur certains marchés africains. Le groupe y a d'ailleurs renforcé ses provisions

    Parmi les dernières à publier les résultats annuels, BMCE Bank of Africa a affiché des profits (part du groupe) stables à 2 milliards de DH en 2017, malgré un contexte moins favorable à l'international. En effet, la contribution des activités à l'étranger au résultat net part du groupe a reculé de 6% à 791 millions de DH. Cette contraction provient essentiellement de la zone Europe dont la contribution a dévissé de 25%.

    Par ailleurs, les actifs africains (hors Maroc) ont vu leur apport légèrement baisser de 1% à 653 millions de DH. En revanche, sur ses bases marocaines, la banque a enregistré de solides performances. Ce qui lui a permis d'améliorer de 20% sa contribution aux bénéfices du groupe à 974 millions de DH.

    «Il y a indéniablement une décélération de certains agrégats entre le dernier plan stratégique et celui en cours. Dans le même temps, le cœur du réacteur, reflété par les agrégats au Maroc, fonctionne», tient à rassurer Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général exécutif Groupe.

    L'évolution du résultat net part du groupe a été en partie bridée par un coût du risque en hausse de 11% à 1,8 milliard de DH. Cette dégradation masque diverses réalités selon la zone géographique. Le groupe a renforcé les provisions pour ses activités à l'étranger. Le coût du risque a, lui, baissé de 26% dans les comptes sociaux.

    Deux ans après le déploiement du plan stratégique 2016-2020, BMCE Bank of Africa va procéder à des ajustements notamment sur sa politique de croissance externe. «Il y aura un travail de rationalisation de notre présence à l'étranger», relève Benjelloun-Touimi, sans aller dans le détail.

    Le conseil d'administration doit encore valider les nouvelles orientations introduites dans la feuille de route. Cela dit, le contexte économique dans un certain nombre de pays subsahariens requiert plus de vigilance dans les projets d'expansion. Il s'agit de redimensionner l'activité selon le potentiel de chaque marché.

    «A un moment il va falloir faire des arbitrages sur nos investissements et identifier les pays les plus rentables et les moins coûteux en fonds propres et en critères de solvabilité. Je pense que c'est légitime et c'est une réaction de bonne gouvernance. Il ne faut pas le voir d'un autre œil», avance M'Fadel El Halaissi, directeur général délégué en charge du Corporate.

    En 2017, le groupe a réalisé un produit net bancaire en hausse de 3% à 13,4 milliards de DH. La chute du résultat des opérations de marché (-39%) a été contrebalancée par la bonne tenue de la marge d'intérêts (+5%) et des commissions (+14%). Les charges générales d'exploitation ont augmenté de 5% l'année dernière faisant ressortir un coefficient d'exploitation de 58,3%.

    Le groupe a ouvert 30 agences en 2017 dont 11 au Maroc. Ce coup de frein à l'extension du réseau se justifie par la dématérialisation des services. «La banque continuera d'ouvrir des agences, mais d'une manière raisonnée. La transformation digitale dans laquelle nous sommes embarqués requiert de regarder le développement du réseau à l'aune d'un parcours client global», précise Benjelloun-Touimi. 

    100 millions par an dans la transformation digitale

    D'ici trois ans, BMCE Bank of Africa va porter ses investissements annuels dans la transformation digitale à 100 millions de DH. Le groupe y consacre actuellement 50 millions de DH chaque année, soit le 1/4 des investissements technologiques. La transformation digitale du groupe mobilise 300 collaborateurs.  
    L'offre de services bancaires s'élargit à de nouveaux acteurs dont les opérateurs télécoms. Celle que proposeront des établissements de paiement sera limitée dans un premier temps, mais les banques sont attentives à cette concurrence. «C'est une émulation dont l'objectif est d'agrandir le gâteau. L'enjeu est d'améliorer la bancarisation de la population. A partir du moment où il y a une rétention de cash dans le réseau, c'est une création de valeur à l'échelle nationale. Nous faisons partie des banques qui sont favorables à l'entrée de nouveaux acteurs sur le marché», indique Mounir Chraibi, directeur général délégué des opérations Groupe.
    BMCE Bank est en train de parachever son système de paiement mobile. Il est actuellement en essai en interne avant les tests d'interopérabilité avec quelques banques prévu à partir de juin. Le paiement mobile devrait être généralisé sur le marché d'ici la fin de l'année.

     

     

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