International

Attentats du 13 novembre 2015 à Paris: Un procès hors norme…

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5211 Le 16/02/2018 | Partager
Jawad Bendaoud relaxé, le Parquet ferait appel

Jawad Bendaoud, qui comparaissait pour avoir logé deux des auteurs des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, est sorti mercredi 14 février de prison après sa relaxe prononcée par la justice française. L’accusation avait requis contre lui quatre ans de prison.

«Tous les éléments considérés comme des charges ayant justifié le renvoi du prévenu n’ont pas emporté la conviction du tribunal et sont insuffisants pour démontrer la culpabilité de Jawad Bendaoud», a déclaré la présidente Isabelle Prévost-Desprez citée par l’agence AFP. Concluant ainsi un procès retentissant, avec quelque 700 parties civiles, plus de 100 avocats.

En revanche, Mohamed Soumah, lui aussi jugé pour «recel de malfaiteurs terroristes», a été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Ce qui représente la première condamnation en lien avec ces attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, dans la banlieue nord.

Ce jugement conclut le premier procès

en lien avec les attaques du 13 novembre 2015

Jouant le rôle d’intermédiaire, il avait mis en contact Hasna Aït Boulahcen, chargée de trouver une planque aux deux terroristes en fuite, et Jawad Bendaoud. Le Parquet avait requis quatre ans de prison contre lui. Le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen, jugé pour «non-dénonciation de crime terroriste», a lui été condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis. Le tribunal n’a toutefois pas délivré de mandat de dépôt pour ce prévenu, qui comparaissait libre.

Il est le frère d’Hasna Aït Boulahcen et le cousin d’Abdelhamid Abaaoud, un des cerveaux présumés des attentats. Le Parquet avait requis cinq ans de prison contre lui. Jawad Bendaoud avait mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis. Ils étaient arrivés le 17 novembre au soir dans l’appartement où ils sont morts tôt le lendemain dans l’assaut des policiers.

L’accusation a aussitôt annoncé qu’elle ferait appel de la relaxe de Jawad Bendaoud et des condamnations contre les deux autres prévenus. Ce jugement conclut le premier procès en lien avec les attaques du 13 novembre 2015. Un procès hors norme, marqué par les rires déclenchés par les propos décalés de Jawad Bendaoud et les larmes des victimes des attentats.

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc