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    Economie

    Construction: Les cours des opérateurs cotés ignorent les difficultés

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5186 Le 10/01/2018 | Partager
    Ciments du Maroc, Jet Contractors, Sonasid, Colorado...flambent
    La conjoncture sectorielle demeure toujours compliquée
    Les professionnels anticipent un léger mieux en 2018
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    Excepté Lafarge Holcim, les valeurs du Bâtiment et matériaux de construction ont connu une année faste à l’opposé des difficultés que traverse le secteur

    Le retard de formation du gouvernement ayant entraîné la mise en veilleuse de certains investissements publics a laissé des séquelles dans plusieurs secteurs, en particulier dans la construction. La poursuite de l’assainissement dans l’immobilier pèse aussi. Après un premier semestre compliqué, les activités ont retrouvé un peu de vigueur à partir du troisième trimestre 2017.

    La valeur ajoutée du BTP s’est légèrement redressée sur les deux derniers trimestres, notamment de 1,1% sur la période octobre-décembre. Malgré un contexte sectoriel difficile, les cours des opérateurs cotés flambent. «Le secteur a montré des signes de résilience dans une conjoncture difficile», relève un analyste. Certes, l’indice sectoriel Bâtiment et matériaux de construction a achevé 2017 sur une baisse de 7,54% dans un marché en hausse.

    Mais, cette contre-performance masque plusieurs réalités. Après un bond de 51% en 2016, LafargeHolcim a corrigé de 19% en 2017, ce qui a pesé sur la performance de l’indice. Dans la même branche, Ciments du Maroc, a lui, vu son cours s’apprécier de 30% en 2017. Par ailleurs, Jet Contractors et Sonasid ont signé les plus fortes hausses du secteur avec respectivement 126% et 82%, le tout en six mois.

    Sonasid devrait profiter du rebond des cours internationaux et des mesures de sauvegarde alors que les cimentiers, eux, compenseraient en partie la baisse des volumes par l’effet prix, relèvent des analystes. Il faudra patienter jusqu’à mars pour apprécier l’amélioration de la situation depuis le troisième trimestre dans les livres des entreprises du secteur.

    Pour 2018, les professionnels anticipent un environnement un peu plus favorable pour le secteur de la construction s’il n’y a pas de mauvaises nouvelles au niveau de l’agriculture. Les dernières pluies pourraient permettre de réaliser tout au moins une campagne agricole normale. Dans le cas contraire, cela aura des répercussions sur toute l’économie et peser sur les investissements du secteur privé.

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