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BCE: Croissance dynamique, mais prudence sur l’inflation

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5171 Le 19/12/2017 | Partager
Le PIB en hausse de 2,3% en 2018 et 1,9% en 2019
Le pari sur l’indice des prix à la consommation loin d’être gagné
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L’inflation peine à atteindre l’objectif des 2% fixé par la Banque centrale européenne

Pour le cinquième trimestre d’affilée, la Banque centrale européenne (BCE) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro. Elle rejoint les bons pronostics d’autres institutions internationales (FMI, BM, OCDE…)  qui confirment la reprise économique chez les principaux partenaires du Maroc.

L’institution de Francfort  table désormais sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,4% en 2017, 2,3% en 2018 et 1,9% en 2019 (contre respectivement 2,2%, 1,8% et 1,7% dans ses dernières projections de septembre). En 2020, le rythme de croissance devrait poursuivre son ralentissement à +1,7%. Ce que la BCE attribue «au déclin progressif des effets de sa politique monétaire ultra-accommodante».

Mais cette conjoncture dynamique peine toujours à remonter l’inflation au niveau défini dans le mandat de la Banque centrale, soit «proche mais en dessous de 2%» sur le moyen terme. L’institution a certes légèrement relevé son pronostic d’évolution des prix pour 2018, à 1,4% contre 1,2% auparavant, tout en gardant inchangées ses estimations pour 2017 et 2019, toutes deux à 1,5%. Mais sa première prévision pour 2020 table sur une inflation à 1,7%. Ce qui montre que le retour de cet indicateur au niveau visé prendra du temps.

Face à ce tableau mitigé des perspectives économiques, la BCE a maintenu comme prévu sa politique monétaire actuelle: «taux directeurs au plus bas et rachats de dette publique et privée». Le principal taux de refinancement demeure à zéro, pour favoriser la distribution du crédit dans l’économie. Aussi, les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40% pour les liquidités dont elles n’ont pas d’utilité immédiate. 

La Banque centrale de la zone euro a également confirmé la réduction, annoncée en octobre, de son vaste programme de rachats de dette publique et privée, le «QE». Le rythme passera de 60 milliards d’euros à 30 milliards d’euros mensuels de janvier à septembre 2018, voire au-delà si nécessaire.

«Un degré élevé de stimulation monétaire demeure indispensable pour soutenir l’inflation, en particulier sa composante la moins instable calculée hors alimentation et énergie», a résumé le président de la BCE, Mario Draghi. En conservant une ligne à la fois accommodante et flexible, l’institut de Francfort reste donc en décalage avec son homologue la Réserve fédérale américaine (Fed). Celle-ci a décidé de relever ses taux et envisagé trois nouvelles hausses l’an prochain.

 

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