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    Croissance mondiale: Les incertitudes du FMI

    Par Amine SAHRANE | Edition N°:5060 Le 07/07/2017 | Partager
    Le Fonds prévoit une croissance mondiale de 3,5% en 2017
    Santé financière fragile, baisse de productivité, profondes inégalités…

    L’économie mondiale affiche de bonnes tendances. Le FMI vient de publier ses «perspectives globales et défis politiques», en marge du sommet du G20 prévu les 7 et 8 juillet à Hambourg en Allemagne.  L’institution s’attend à un taux de croissance de 3,5% en 2017 et pareil en 2018. Cette progression est toutefois disparate selon les régions. Le Fonds monétaire a dû en effet abaisser ses prévisions de croissance aux Etats-Unis, en réponse aux incertitudes liées aux politiques de relance. En contraste, plusieurs pays européens et asiatiques ont surpassé les attentes. La zone euro a obtenu des résultats meilleurs que prévu. La croissance dans cette région a été propulsée par les mesures de relance monétaire ainsi que par la demande intérieure. En Asie, l’accélération a été soutenue par une croissance chinoise robuste et une stabilisation en Russie et au Brésil.

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    Il reste que plusieurs risques pèsent sur cette dynamique. Menaces qui ne se limitent ni à une région ni à un type d’économie, et qui sont dans certains cas les conséquences négatives des éléments moteurs de la reprise. L’une de ces incertitudes porte sur la vulnérabilité financière. L’endettement des entreprises est en effet trop élevé dans de nombreux pays émergents. Cette situation résulte d’une longue période de conditions financières favorables, caractérisée par de faibles taux d’intérêt et un accès plus aisé au crédit. En Europe, il faut assainir les bilans des entreprises après la crise. En Chine, l’expansion risque de se traduire par une dette publique et privée insoutenable si elle continue d’être alimentée par un crédit rapide et une hausse des dépenses. Le FMI se préoccupe également des inégalités économiques qu’il considère comme «trop profondes», ainsi que de la faible croissance de la productivité, du vieillissement de la population et de la disparité entre les sexes. 
    En guise de recommandations, l’institution propose d’entretenir la dynamique économique actuelle, notamment par l’adoption de mesures monétaires et budgétaires en vue de soutenir la demande. Elle propose également de relancer la productivité. Et ce, par la mise à disposition de moyens accrus d’éducation et de formation, et par l’encouragement de la recherche et du développement ainsi que de l’investissement.  Une autre recommandation concerne la protection du secteur financier. Cette période d’accélération économique doit être utilisée pour renforcer la santé financière des entreprises et des banques. Le FMI incite aussi à améliorer les dispositifs de contrôle et de réglementation mis en place au lendemain de la crise et non de les supprimer.

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