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    International

    Brexit: Des incertitudes pèsent sur les négociations

    Par Amine SAHRANE | Edition N°:5050 Le 21/06/2017 | Partager
    Union douanière, sortie du marché unique, immigration…
    Le patronat prévoit un ralentissement de la croissance
    Le gouverneur de la BoE écarte une hausse des taux
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    Les attentes au sujet du Brexit restent nombreuses malgré le discours apaisant du ministre des finances britannique Philip Hammond. Ce dernier a défendu devant la communauté financière londonienne, à la résidence officielle du Lord-maire de la City de Londres, une approche «douce» des négociations du Brexit. Tenant à rassurer des milieux d'affaires inquiets de la ligne dure maintenue par la Première ministre Theresa May.

    Philip Hammond a réitéré son souhait de mettre sur pied des accords de transition, notamment à propos de l'Union douanière. Sur le sujet sensible de l'immigration, il a souligné que le Royaume-Uni restait «ouvert au talent, aux idées et aux capitaux». Le principe est d’encadrer les migrations au moment où certains chefs d’entreprises s’inquiètent d’un tarissement de la main-d’œuvre à l'avenir.

    Par rapport à la City de Londres, le ministre des finances britannique, souhaite des accords qui soient «permanents et fiables» de coopération entre le Royaume-Uni et l'UE sur le plan réglementaire notamment pour assurer la stabilité financière. Les milieux financiers redoutent en particulier la perte du passeport européen qui leur permet depuis le Royaume-Uni de proposer leurs services sur l'ensemble du continent. Ce qui pourrait les contraindre à déplacer des emplois hors du pays.

    S'exprimant après le ministre, le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Mark Carney a estimé que: «les négociations sur le Brexit seront le test à réussir». Il s’est dit incertain des retombées du Brexit sur l’économie vu les signaux contradictoires sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises. De ce fait, le moment de relever les taux d'intérêt de l'institution n'était pas encore venu.

    De son côté, le patronat reste aussi prudent. La CBI (Confédération patronale britannique) prévoit un ralentissement de la croissance au cours des deux prochaines années. Elle pourrait passer de 1,8% en 2016 à 1,6% en 2017 et 1,4% en 2018. Ce ralentissement serait dû au coup de mou constaté du côté de la demande intérieure.

    D’importants facteurs négatifs pèsent sur l’économie britannique. Il s’agit du Brexit ainsi que les incertitudes politiques qui ont suivi la perte de la majorité absolue des conservateurs au Parlement lors des législatives du 8 juin. La croissance devrait toutefois rester «solide», selon Carolyn Fairbairn, directrice générale de la CBI, «bien que limitée dans les deux années à venir». Du côté de la consommation, il faudrait s’attendre à un affaiblissement.

    La responsable a expliqué cette prévision par «le fait que les ménages commencent à sentir les effets d'une conjoncture plus difficile». Sans oublier que l’inflation est dopée par la chute de la livre sterling observée depuis le référendum sur le Brexit. Cette chute de la monnaie nationale va toutefois avoir quelques effets bénéfiques notamment sur le commerce extérieur britannique. L’investissement des entreprises devrait aussi rester solide pour 2017 et 2018, selon les prévisions du patronat.

    Rude concurrence pour accueillir les agences de l'UE

    Les candidats se bousculent au sein de l'UE pour accueillir les deux agences européennes qui vont quitter Londres en raison du Brexit. Les dirigeants européens vont profiter d'un sommet européen jeudi 22 juin à Bruxelles pour tenter d'adopter une procédure consensuelle afin de départager les postulants. La France propose Lille pour accueillir l'Agence européenne du médicament (EMA), mais la concurrence sera rude avec Amsterdam, Copenhague, Stockholm ou encore Barcelone également sur les rangs. L'Allemagne, elle, verrait bien Francfort comme hôte de l'Autorité bancaire européenne (EBA), mais Paris et Prague sont aussi en lice. Des villes comme Vienne, Dublin et Varsovie sont mêmes proposées par leurs pays comme candidates pour les deux agences.

                                                                                   

    Le calendrier fixé

    Le discours du ministre des finances britannique Philip Hammond intervient au lendemain du lancement des négociations sur le Brexit (cf. notre édition du N°5049 du mardi 20 juin 2017), destinées à définir les modalités du divorce. Le Royaume-Uni a accepté les conditions de l'UE sur le calendrier, se rangeant aux priorités fixées par Bruxelles concernant les droits des citoyens et le règlement financier des engagements de Londres envers l'UE. Dans un premier temps, quatre séances de négociations prévues une fois par mois entre le 17 juillet et le 9 octobre prochains ainsi que des groupes de travail constitués d'experts discuteront des sujets les plus pressants. L'une des principales incertitudes provoquées par le Brexit porte sur les droits des citoyens de l'UE qui vivent ou travaillent au Royaume-Uni, et réciproquement pour les ressortissants britanniques installés dans le reste de l'Union.

     

     

     

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