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    Economie

    Ciment: Les ventes font grise mine

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
    Une contre-performance commerciale de 4,08% en janvier
    Le business en méforme en période de fortes précipitations
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    Les fortes précipitations des dernières semaines ont eu un impact sur les mises en chantier, travaux de voirie et autres constructions

    Décidément, les ventes de ciment ont du mal à redécoller. Après un recul des ventes de 12,46% en décembre 2016, le secteur démarre janvier avec une baisse de 4,08%. Selon les indicateurs du ministère de l’Habitat et de la Politique de la ville, les cimentiers ont pu écouler 1,16 million de tonnes en janvier dernier contre 1,21 million à la même période en 2016. A l’origine de ce recul, la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment une saison hivernale particulièrement pluvieuse.

    En effet, les fortes averses  ont eu raison des ventes du ciment en freinant certains chantiers. En effet, la pluviométrie aura été abondante ces dernières semaines. Sans oublier les chutes de neige qui ont concerné de nombreuses régions. Selon le ministère de l’Agriculture, toutes les régions ont été bien arrosées et présentent un excédent pluviométrique en comparaison avec une année normale. Pendant que les agriculteurs se frottent les mains, les constructeurs font grise mine. Au 14 février, la réserve des barrages affichait un niveau en retrait de 6 points de pourcentage par rapport à la même période de 2016. Elle se situait à 8,3 milliards de m3, soit 54,6% de la capacité théorique des barrages. En plus des fortes pluies, le retard pris sur la formation de la majorité gouvernementale (ce qui est communément appelé le blocage) a eu des conséquences directes sur certains chantiers publics (travaux de voirie, autoroutes, routes, équipements publics…).

    Principal baromètre du secteur de l’immobilier, la baisse des ventes de ciment est due également à la morosité qui a gagné le bâtiment, qui se traduit par des stocks d’invendus pratiquement dans l’ensemble des villes. Ce qui explique le gel de nombreux programmes de construction, le temps d’écouler les stocks. Par région, c’est Casablanca-Settat qui s’offre la part du lion en termes de tonnage consommé (278.280 tonnes) avec une croissance de 2,12% par rapport à la même période en 2016. Elle est suivie par Tanger-Tétouan-Al Houceima (148.897 tonnes) malgré une contre-performance de 4,59%. En 3e position, vient Rabat-Salé-Kénitra (148.314 tonnes) avec une stabilisation des ventes (0,15%). Marrakech-Safi (141.636 tonnes) emboîte le pas à Rabat-Salé en dépit d’une baisse des ventes de 14,15%. En revanche, Dakhla-Oued Ed-Dahab (6.878 tonnes), a consommé le plus faible tonnage. En même temps, elle a réalisé la plus forte croissance (+27,34%) derrière Guelmim-Oued Noun (une croissance de 107,32%).

     

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