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    Economie

    Compte sur carnet: Le rendement décroche, mais les dépôts flambent

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4926 Le 28/12/2016 | Partager
    Le placement rapporte 1,66% brut au deuxième semestre
    En trois ans, le rendement a fondu de plus de 2 points
    Mais la collecte des dépôts se porte très bien
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    La baisse de la rémunération du compte sur carnet depuis début 2014 n’a pas impacté les placements dans ce produit. Depuis novembre 2010, l’encours a augmenté de plus de 51 milliards de dirhams

    Depuis 2014, la politique monétaire de la Banque centrale a fait plonger les taux de rémunération et donc, le rendement du compte sur carnet. Après cette chute des taux faut-il vraiment conserver son compte sur carnet? Ce placement a rapporté au deuxième semestre 1,66% (taux minimum brut appliqué aux banques) contre 2,11% au premier semestre. En trois ans, le rendement du compte sur carnet a fondu de plus de 2 points. Néanmoins, avec un taux d’inflation qui s’élève à 1,9% en moyenne au troisième trimestre de cette année (selon les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib) et la déduction de l’impôt (30%), la rémunération est sous pression.
    Cette baisse est généralisée à tous les niveaux. Elle concerne également le rendement des dépôts à terme (DAT) qui est en berne depuis un an et qui reste relativement intéressant. Sur les neuf premiers mois, les placements à 6 mois on rapporté en moyenne 2,81% contre 3,57 à la même période de 2015. Quant à ceux à 12 mois, ils sont passés de 3,63% à 3,34%. Mais il faut dissocier l’utilisation d’un compte sur carnet avec un DAT dont les règles de fonctionnement diffèrent totalement du premier.
    Paradoxalement, cette forte baisse du rendement n’a pas dissuadé les épargnants. A fin novembre 2016, l’encours des dépôts des comptes sur carnet s’élève à plus de 145 milliards de dirhams. Il a enregistré une hausse de 5,7% par rapport à la même période de 2015. Et les  épargnants continuent de ramener leurs fameux carnets aux

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    A fin novembre 2016, la banque centrale populaire, Attijariwafa bank et Al Barid Bank constituent les trois principales banques qui gagnent la confiance des épargnants

    guichets des agences pour enregistrer les sommes déposées. Un outil qui renforce le lien et la confiance entre le client et sa banque.  En effet, tous les responsables des banques (Al Barid Bank, CFG Bank et CIH Bank) consultés par L’Economiste  se disent satisfaits de la performance du compte sur carnet  et restent optimistes pour l’avenir de ce placement qui reste malgré tout attractif en dépit de sa faible rémunération. Il reste encore un gisement à exploiter. Il s’agit de la mobilisation d’une partie de l’épargne «informelle» qui échappe au circuit bancaire et qui dort  dans les oreillers, des matelas des maisons.
    L’accessibilité et la disponibilité des fonds sont les principaux facteurs qui expliquent l’attractivité du compte sur carnet. Il s’agit d’un compte à vue plafonné à 400.000 dirhams (hors intérêts)  dont la sortie n’est pas du tout douloureuse contrairement aux autres produits notamment les DAT ou l’assurance vie qui est un engagement minimum sur 8 ans. Une souplesse appréciée par les épargnants et qui répond parfaitement  à leur besoin. Par ailleurs,  dans certains cas, la méconnaissance et la complexité des autres placements (assurance vie, les produits de la Bourse…) favorisent cet attachement au compte sur carnet.
    Avec le contexte actuel, certains banquiers soulignent que le compte sur carnet a plus de sens pour les ménages qui ont une visibilité à court terme ou pour une utilisation régulière. Et si une personne l’utilise essentiellement comme un produit d’épargne et qui n’a pas besoin de liquidité, il y a d’autres solutions que le marché offre avec un rendement meilleur, notamment celui des OPCVM et l’assurance vie. En revanche, d’autres pensent que le comportement de l’épargne est beaucoup plus à long terme.

     

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