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    Eolien : A Taza, EDF-EN voit (enfin) le bout du tunnel!

    Par Safall FALL | Edition N°:4911 Le 05/12/2016 | Partager
    Les travaux démarreront finalement au 1er semestre 2017
    L’ONEE a bouclé la mise à disposition du foncier nécessaire au projet
    150 MW pour 2,5 milliards de DH d’investissement
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    Le projet éolien de Taza est la première phase du Programme éolien national. Le contrat PPA, signé en juillet 2013 avec l’ONEE, pourrait être renégocié dans un contexte de chute des coûts de production (Ph. L’Economiste)

    C’est un grand ouf de soulagement pour EDF Energies Nouvelles (EDF-EN) et son partenaire japonais Mitsui&Co. La filiale du géant français de l’énergie, spécialisée dans les énergies vertes, vient de prendre possession de l’emprise foncière nécessaire au démarrage des travaux de construction du parc éolien de Taza. D’un investissement de 2,5 milliards de DH pour une capacité ciblée de 150 MW, ce projet devait constituer la toute première phase du Programme éolien national, lancé en 2009. L’opérateur français s’apprête aujourd’hui à démarrer les travaux de la centrale, après près de cinq ans de retard sur le calendrier initial d’exécution et de mise en service du site. «La construction du site éolien de Taza est prévue de démarrer au 1er semestre 2017», annonce une source autorisée d’EDF-EN. Les travaux devraient durer 18 mois sur un cours normal des évènements, ce qui laisse supposer une mise en service avant la fin du second semestre 2018.
    En fait, depuis son attribution au groupement franco-japonais suite à un appel d’offres international, le projet était resté bloqué par d’importantes difficultés à mobiliser le foncier nécessaire à sa réalisation. Alstom avait déjà été choisi pour équiper le parc d’une cinquantaine d’éoliennes. Les procédures d’expropriation semblaient, cependant, interminables. Le site est localisé à 12 km de la ville de Taza. Le consortium n’excluait d’ailleurs pas de jeter l’éponge si ces blocages n’étaient pas levés. Une mission qui incombait à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), principal donneur d’ordre sur ce projet et client exclusif de l’électricité qui en sera produite. «Un important travail de concertation sur le territoire a été réalisé par l’ONEE», explique notre source aux quartiers généraux parisiens de l’entreprise.
    Il semble, aujourd’hui, que la visibilité se soit systématiquement dégagée pour EDF-EN suite à la récente réorganisation qui place Masen au centre de l’architecture institutionnelle du secteur des énergies renouvelables. Pendant ce temps, EDF-EN et Mitsui&Co auront certainement des clauses du marché à renégocier avec leur nouveau donneur d’ordre. Parmi celles-ci, figurera certainement le tarif de sortie au kWh fixé dans les termes du contrat PPA établi avec l’ONEE… En juillet 2013! L’offre du consortium était de 10 à 12% plus compétitif par rapport au second sur la liste des candidats à l’adjudication de ce contrat. Si rien ne filtre sur le chiffre, pour des raisons évidentes de concurrence, il est certain que ce dernier devrait être revu à la baisse, dans un contexte international de contraction continue des coûts de l’éolien. Le Maroc a d’ailleurs déjà battu un record de pricing en achetant l’électricité éolienne la plus chère au monde à 0,33 dirham au groupement Engie/Nareva Holding, développeur du parc éolien de Tarfaya (301 MW). A Taza, EDF-EN et son partenaire japonais ne communiquent pas sur le coût du retard, même s’il est certain que la facture a dû être salée. Cela n’a pourtant pas découragé le groupe français à s’intéresser à d’autres projets. L’entreprise s’était en effet alignée - sans succès - au projet éolien intégré de 850 MW, 2e phase du Programme national. La société était en lice sur ce projet avec le qatari QEWC, Alstom Wind et Fipar Holding (CDG). Le deal, composé de cinq parcs éoliens, a été remporté récemment par un consortium mené par Nareva Holding. Le vent ne souffle décidément pas toujours dans le bon sens pour l’éolien «made in France»…

     

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