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    Entreprises

    Transition digitale : Un virage difficile à négocier!

    Par Fatima HAÏM | Edition N°:4909 Le 01/12/2016 | Partager
    Quand le numérique casse les codes traditionnels de l’entreprise
    Uber, Amazon… Les modèles qui marchent!
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    Amazon et Uber sont deux start-up qui ont su casser les codes du modèle classique de l’entreprise

    La transition digitale est en marche, encore faut-il réussir ce virage, auquel toute entreprise est aujourd’hui confrontée. Le modèle classique de l’entreprise est en pleine mutation. Il doit s’adapter à de nouveaux paramètres: clients ultra-connectés via les réseaux sociaux, Apps, etc. Partant de ce postulat, il s’impose désormais de s’interroger sur  comment «outiller» les entreprises avec les TIC pour qu’elles restent compétitives. Un thème vaste, avec un large spectre de solutions…
    Bernard Belletante, directeur général de l’EM-Lyon, est venu échanger sur ce sujet avec ses étudiants, au Campus de Casablanca… Tout est parti de deux exemples concrets: Uber et Amazon. Ces deux entreprises ont su casser les codes tout en ayant réussi à créer une interface entre le client et l’entreprise en proposant un  service, une valeur ajoutée… «Ces entreprises frugales se superposent à des systèmes de production. Elles interagissent avec la demande et elles coupent les entreprises du marché… La logique consiste à faire un maximum de cash et non faire de la rentabilité… Par exemple, Amazon a un cours de bourse incapable à expliquer avec les modèles traditionnels de la finance», explique Belletante.
    En effet, difficile de décrypter la réussite du site américain de commerce en ligne.  En 2015, Amazon avait réalisé plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Et pourtant, ce géant américain ne génère aucun profit alors que son cours boursier est au plus haut. La plateforme génère du cash, qui est ensuite réinjecté dans d’autres projets et programmes…
    A l’instar d’Amazon, Uber a aussi révolutionné le marché classique des taxis. La start-up s’appuie sur un réseau de chauffeurs, possédant eux-mêmes leur propre véhicule et qui reversent une commission de 20 %. Par conséquent: zéro investissement matériel. Néanmoins, sa recette VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) fonctionne. En 2015, la start-up a réalisé 2 milliards de chiffre d’affaires.  
    Au-delà de bousculer les codes, Uber bouleverse aussi le salariat : un chauffeur n’est pas un salarié.  Un modèle qui préfigure probablement ce que seront les travailleurs de demain… Autre point soulevé par Bernard Belletante: la captation des données. «L’enjeu implicite du numérique, c’est qu’il permet d’avoir des quantités illimitées de données sur les utilisateurs. Pour leur part, les entreprises vont avoir la nécessité de maîtriser ces données. Il y a un changement de paradigme du produit vers la donnée», poursuit Belletante. En effet, le «contrôle des données» est une mine inépuisable de renseignements pour une entreprise: il permet la connaissance intime du client et surtout comment le fidéliser et l’accompagner en décryptant ses habitudes. Aujourd’hui, gagner le pari du numérique pour une entreprise serait de créer avec le client une relation digitalisée et hyper-personnalisée, en répondant à sa demande le plus rapidement possible… Encore un long chemin à parcourir!

     

     

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