×
+ L'ÉDITO
Par Khalid BELYAZID
Le 29/11/2021
Explications

A la moindre blessure, on coupe tout le membre pour éviter la gangrène; c’est la médecine du Moyen...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

Automobile : Une fin d’année en cadence soutenue

Par Safall FALL | Edition N°:4905 Le 25/11/2016 | Partager
Neuf contrats pour plus de 400 millions de DH d’investissement
2 milliards de DH de business et 2.000 emplois prévus
automobile_005.jpg

Les constructeurs Renault et PSA se sont respectivement engagés sur 10 milliards et 21 milliards de DH d’achats annuels. L’industrie automobile veut profiter au maximum de sa fenêtre de tir (Ph. L’Economiste)

2016 finit sur les chapeaux de roues pour l’industrie automobile. 441 millions de DH, c’est le montant global des nouveaux investissements que vient de décrocher le site de production Maroc. Ce chiffre correspond à une dizaine de projets industriels finalisés, mardi 23 novembre dernier, à Tanger, en marge du lancement de la 5e édition d’Automotive Meetings Tangier-Med. Organisé par l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica), l’évènement confirme son positionnement de vitrine opérationnelle du secteur. Les contrats d’investissements retenus devraient générer, à leur concrétisation, 2.122  nouveaux emplois pour le secteur, ainsi qu’un volume d’affaires prévisionnel d’un peu plus de 2 milliards de DH. «Ils portent sur des projets d’extension ou de création d’entreprises dans les activités relevant notamment des écosystèmes câblage automobile, et intérieur véhicule & sièges», précise-t-on auprès du ministère de l’Industrie. Moulay Hafid Elalamy, qui dirige ce département, a évidemment fait le déplacement. Pour le ministre, ces deals confirment l’attractivité du Royaume comme destination d’investissement compétitive pour le secteur automobile. D’autant plus que tous ces contrats cadrent très bien avec l’approche industrielle développée par Elalamy via le Plan d’accélération industrielle, basée sur le montage d’écosystèmes orientés métier. Aujourd’hui, sept écosystèmes automobiles ont été lancés dont, justement, les filières «câblage automobile» et «intérieur véhicule & sièges». Cette démarche a d’ailleurs été au centre d’une convention fournisseurs sur la thématique de «l’intégration locale profonde», tenue en marge des travaux des Automotives meetings de Tanger. La Fédération des industries des équipements pour véhicules (France) s’est jointe aux échanges. «L’objectif de cette rencontre était de présenter aux équipementiers les besoins du constructeur en sous-traitance et les inciter à l’accompagner dans le renforcement d’une base de sourcing compétitive», expliquent les organisateurs. La France est aujourd’hui parmi les premiers émetteurs d’investissement dans l’industrie automobile. L’on pense évidemment au méga-projet industriel du groupe PSA, lancé en grande pompe l’année dernière. Le deal porte sur la réalisation d’une usine de production de véhicules et de moteurs à Kénitra pour un investissement de 6 milliards de DH. La production de cette usine, qui devrait démarrer en 2019, contribuera à servir les besoins du constructeur pour les marchés de la région Afrique et Moyen-Orient. S’y ajoute la montée en régime récemment annoncée par Renault qui ambitionne, pour sa part, d’augmenter la production sur ses sites tangérois et casablancais et de passer très vite d’un taux d’intégration industrielle locale de 40% actuellement à 65%.

 

 

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite