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Politique

Co-développement
La vision royale déclinée en Afrique

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4820 Le 25/07/2016 | Partager
Elle est mise en valeur par d’anciens ministres et des universitaires
L’objectif est d’ancrer le continent dans un cercle vertueux
La relation avec le Maroc est décisive pour la paix dans la région
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Développement, sécurité, croissance partagée, devoir de solidarité: ministres, experts et universitaires se sont penchés sur la vision du Souverain en faveur de la coopération Sud-Sud, qui place le continent africain et le capital humain au cœur du dispositif (Ph. Khalifa)

Plusieurs anciens ministres et universitaires se sont penchés vendredi dernier sur la vision du Roi Mohammed VI pour le co-développement lors d’une conférence organisée par le journal Le Matin du Sahara, à l’occasion du 17e anniversaire de la Fête du Trône. C’est Youssef Amrani, chargé de mission au cabinet royal et ancien ministre des Affaires étrangères qui plantera le décor, en réaffirmant la vision royale en faveur de la coopération Sud-Sud, qui place le continent africain et le capital humain au cœur du dispositif. L’ancien secrétaire général de l’Union pour le Méditerranée a fait valoir un triptyque fondamental, dont l’objectif est d’ancrer l’Afrique dans un cercle vertueux. Le premier aspect vise la création d’un espace de paix et de sécurité. Dans ce schéma, le développement est lié à la sécurité, deux notions qui ne peuvent être appréhendées par un seul pays. La lutte contre l’insécurité et le terrorisme implique la mise en œuvre de mécanismes de coopération. 

Le deuxième aspect répond à l’impératif d’une croissance partagée, avec des partenariats crédibles. Cette croissance doit être inclusive et collective  pour promouvoir  l’essor économique et répondre aux attentes des jeunes. Dernier aspect, le devoir de solidarité. Dans ce cadre, Youssef Amrani a mis en avant la valeur de partage avec les 8.000 étudiants africains qui poursuivent leurs études au Maroc. 
A travers les témoignages de ces diplomates, celui de Paulo Portas, ancien ministre portugais des Affaires étrangères, réitère une idée centrale du discours royal d’Abidjan en 2014: l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains. Pour lui, le Maroc est un phare de développement dans un Maghreb déchiré, dans une Méditerranée devenue une mer de cadavres. Les pays européens du sud doivent prendre conscience que la relation déterminante avec la paix dans la région réside dans le Maroc. D’où la nécessité pour l’Europe de développer un «rapport exceptionnel» avec Rabat. En évoquant la relation conflictuelle du Maroc avec Ban Ki-moon, il use d’une formule qui fait tilt: «Ce n’est pas la tâche des Nations unies de créer l’instabilité dans une région où il y a de la stabilité». Cet ancien chef de la diplomatie portugaise est revenu sur le retour du Maroc dans l’Union africaine, «une décision lucide et courageuse».

Nécessité de tourner la page

Rachida Dati, députée européenne et ancienne ministre française de la Justice, a également apporté sa pierre à l’édifice. Pour elle, tous les arguments

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qui font le succès du co-développement son réunis dans le Maroc, conduit par SM le Roi, qui a pris le leadership en Afrique. «Il n’y aura pas de progrès dans notre monde que si le Nord et le Sud se parlent d’égal à égal. Et dans le Sud, le respect mutuel l’emporte sur les jalousies et les guerres qui sont les dernières traces du colonisateur», dira l’ancienne ministre du président Nicolas Sarkozy. Pour elle, ceux qui pensent que l’Afrique s’est détournée de l’Europe se trompent. En fait, c’est le vieux continent qui «devient subsidiaire». Le Sud a pris conscience de la nécessité de tourner la page et de se prendre en charge. Rachida Dati a paraphrasé les révolutionnaires français, avec la célèbre formule: «Nul n’aime les missionnaires armés, même quand ils se veulent les pères de la démocratie». 

 

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