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Par L'Economiste| Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

Les Russes ont donné son nom à une petite planète, les Norvégiens ont institué un prix en son honneur. Le Maroc, un peu embarrassé, a fini par comprendre qu’il fallait faire quelque chose pour se rattraper. C’est ce qui est prévu à la rentrée grâce à des initiatives privées. Piètre reconnaissance de celui qui a tenté de vérifier, il y a 35 ans, à partir de Safi, d’autres hypothèses de découverte du continent américain. Le Maroc a plus que jamais besoin de célébrer des héros comme Thor Heyerdahl et pas seulement pour des impératifs de mise à jour de manuels d’histoire. Il faut surtout saisir l’effet marketing qui en découle, pour faire la promotion de la recherche et de la science. Une mesure plus que salutaire au moment où profs et responsables pédagogiques dénoncent une situation préoccupante de l’enseignement des sciences et des mathématiques. Une crise qui soulève au passage des défauts structurels majeurs des filières éducatives et des procédures d’orientation. Ce qu’on ne semble pas encore réaliser pour l’heure, c’est que les enjeux se mesurent en points de PIB. Il y a quelques mois, un voyageur marocain à Pékin était étonné de voir un quotidien local, le China Daily, consacrer sa Une au voyage à Shangaï d’Einstein. A travers cet hommage posthume, l’objectif des Chinois visait à faire découvrir des vocations chez leurs jeunes. Pékin veut s’afficher en tant que nouveau géant de la technologie de la R&D et cela passe par la promotion des sciences, des maths et de la physique. C’est une question de prestige, de superpuissance et de développement. Il y a quelques années, lors de son voyage en Inde, Youssoufi, mal conseillé sans doute, avait décliné l’invitation de ses hôtes de visiter la cité high-tech de Bangalore, lui préférant un programme plus touristique, le Taj Mahal. Plus récemment, l’organisation d’une semaine de la science, cette année à Casablanca, est quasiment passée inaperçue. A coup sûr, le déficit de valorisation de ces disciplines est criant. Et il y a fort à faire pour remonter la pente!Mohamed BENABID

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