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L'Edito

Volontarisme

Par L'Economiste| Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

Si l’on écoute Chami, le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce (qui fait sa première sortie de presse au profit des lecteurs de L’Economiste), le gouvernement d’Abbas El Fassi ne va pas abandonner la politique industrielle. Il promet même de s’occuper de l’abyssal déficit commercial, ce que n’avait pas fait l’équipe précédente. C’est rassurant, car l’image que porte ce gouvernement auprès du monde des affaires est plutôt celle de la mollesse, voire pire. Le jeune ministre fait le lien direct entre commerce extérieur et industrie, ce qui n’avait plus été fait depuis des lustres au Maroc, dichotomie qui explique en partie nos très mauvais résultats depuis dix-quinze ans.Durant les années 80 et 90, en suivant de trop près la philosophie de la Banque mondiale et du FMI (mais avions-nous vraiment le choix?), le Maroc s’est désindustrialisé, en termes relatifs. La philosophie générale des institutions de Washington était qu’il suffit d’équilibrer les finances et alors l’investissement industriel viendra tout seul.Mais pas grand-chose n’est venu. S’il n’y avait pas eu la politique volontariste de la voiture économique, portée par Driss Jettou en 1993, aurions-nous aujourd’hui Renault? Mieux, une enquête à paraître au moment des Intégrales de l’investissement, à la fin de la semaine, place très haut parmi les motifs d’investir au Maroc, le fait que Renault ait annoncé son mégaprojet. Même remarque, et en géant dans le tourisme: Accor a servi de lièvre qui a attiré les autres investisseurs. Mais faire venir Accor c’était une stratégie volontariste portée par André Azoulay. Mêmes résultats avec le secteur aéronautique, avec les technologies de l’information… Quand on veut, on peut, mais encore faut-il vouloir vraiment très fort et y mettre les moyens et les hommes. Les déclarations de Chami ne sont encore que des paroles… Il faudra veiller à ce que le train-train quotidien des ministères ne le fasse pas mentir.Nadia SALAH

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