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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5483 Le 28/03/2019 | Partager
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    C'est avec un peu d’appréhension que les Marocains regardent la politique algérienne: on espère que tout se passera bien, sans avoir d’idée préconçue sur les hommes qui peuvent ou pas reprendre la charge du pouvoir à Alger.

    Il y a trop longtemps que la frontière est fermée pour qu’on ressente des communautés, des préférences ou des aversions, comme il y en a avec la France ou l’Espagne.

    Jusqu’ici, pour surmonter la crise, les mises en scène du pouvoir algérien sont bien meilleures que le scénario. Il est ce qu’il était au départ, garde le pouvoir entre des mains «responsables»: abandon des élections puis appel du chef d’état-major pour évincer Abdelaziz Bouteflika. Et entre-temps, ces mêmes militaires annoncent garder l’œil sur le Maroc, deuxième danger dans leur hiérarchie de sécurité.

    La surprise des Marocains fut si grande que de multiples tentatives d’explications sont apparues, pas plus fiables les unes que les autres.

    De ce côté-ci de la frontière,  on a beaucoup de mal à comprendre ce type de logique. Il y a bien 40 ans que le Maroc n’a plus besoin de s’inventer un ennemi extérieur pour cimenter l’idée de Nation. Au contraire, puisque le Palais lui-même pousse à l’autonomie des régions.

    Plus complexe, les Marocains savent changer pacifiquement leurs dirigeants: deux règnes et quatre gouvernements à majorités différentes en 20 ans. Il n’en va pas de même à Alger, où les choix ne sont pas publics.

    De plus, les civils ne sont pas dans les cercles de pouvoir dominés par des militaires et des politiciens ayant des visions des années 1960. 

    Des visions de rivalités Est-Ouest et de danger colonial, que les aînés des Marocains reconnaissent facilement: c’étaient celles d’ici, jusqu’au milieu des années 1970.

    Dans ces conditions, Alger, qu’on voudrait amie, imagine mal que le monde puisse vivre serein, que la vie paisible des gens compte par-dessus tout.

     

     

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