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L'Edito

Vital

Par L'Economiste| Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

Le Premier ministre a rencontré un franc succès à la CGEM en présentant le projet de budget et le plan Emergence… Ce n’était pas gagné d’avance avec le dérapage des déficits et les retards de paiement de l’Etat. Pourtant, quand il accepte de s’exprimer, Jettou a une étonnante capacité de mobiliser. Mise au service du pays, cette capacité arrive à faire la différence. C’est le bon et mauvais côté du libéralisme: la mobilisation, l’état d’esprit changent tout. Ils peuvent ruiner une situation pourtant objectivement bonne et ils sont capables de renverser une mauvaise conjoncture pour en faire une relance.Néanmoins, une question: comment se fait-il qu’un Premier ministre arrive à mobiliser des entrepreneurs face à des dettes publiques abyssales et qu’il n’arrive pas à remonter la pente des mauvaises images sur la corruption ou les droits de l’homme?On se tromperait gravement en pensant que ce sont des domaines marginaux par rapport à l’économie. En effet, l’objectif politique d’un système libéral, c’est d’entraîner le maximum de gens à prendre des initiatives. Plus ces initiatives sont nombreuses, plus le pays a de chances d’en tirer de la richesse. Ce n’est pas plus compliqué, sauf que si ce pays donne l’idée qu’il y a chez lui des problèmes de corruption ou de droits de l’homme, alors le nombre d’initiatives se réduit drastiquement: seules les grandes entités, seules les personnes qui ont des réseaux plus ou moins mafieux de relations avec les divers pouvoirs, osent investir dans les endroits pourris par la corruption et rongés par les atteintes aux droits de l’homme. Bien sûr, nul n’en doute, ceci n’est pas la situation prévalant au Maroc. Mais c’est l’idée qu’on se fait du Maroc, y compris à l’intérieur, comme le montre le rapport de Transparency.L’étonnante capacité à mobiliser du Premier ministre devra aussi être mise au service de la lutte contre la corruption et la promotion des droits de l’homme: c’est vital pour l’économie.Nadia SALAH

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