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    Par L'Economiste| Edition N°:2651 Le 14/11/2007 | Partager

    C’est une règle de trois toute bête. Il y a 12% de pauvres dans la population marocaine. Même si un pauvre consomme autant de sucre, de farine, de gaz butane et d’essence que n’importe quel Marocain moyen ou aisé (ce qui reste à prouver!), alors seulement 12% des sommes colossales, 20 milliards de DH, budgétées pour la compensation de ces produits servent réellement les intérêts des pauvres. Le reste est du gaspillage. On comprend que le gouvernement veuille s’acheter les faveurs des couches moyennes. Ce serait moindre mal et un choix politique qui en vaut un autre si dans le même projet de loi de Finances, il y avait des sommes équivalentes placées sur la politique énergétique à moyen et long termes.Ce n’est pas du tout le cas. Pourtant quand on voit avec quelle détermination Poutine a tout fait, y compris des actes illégaux, pour rendre à l’Etat russe la maîtrise de l’énergie, cela devrait nous donner à penser.Le Maroc n’a pas de pétrole. Il a du vent, du soleil et quelques autres sources d’énergie qu’on a complètement occultées, à savoir l’uranium des phosphates et les schistes bitumineux. Ce n’est pas négligeable et, en tout cas, cela ne l’était déjà pas lors de la première crise pétrolière dans les années 80. A ce moment, le niveau technique et scientifique marocain permettait à peine la maîtrise de ces sources alternatives. Aujourd’hui, nous n’en sommes plus là. Or les experts le disent, ces deux sources sont redevenues rentables, face à un baril de pétrole de plus de 50 dollars.Cependant, il n’y a rien du tout dans la loi de Finances 2008, pour que le pays se remette en ligne, rien pour rouvrir ces anciens chantiers. Faudra-t-il attendre la dernière minute et tout donner en concession à des entreprises étrangères, alors que, si l’on s’y prend un peu tôt, la maîtrise pourrait fort bien rester marocaine? Le Parlement, s’il a un brin de nationalisme et de vision, doit s’y intéresser tout de suite.Nadia SALAH

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